Bien qu’elle soit rentable pour l’administration publique, la location de différents stades de Kinshasa, à savoir le Stade des Martyrs et Tata Raphaël, est de plus en plus devenue un frein pour la pratique du football, dans un pays où il y a déjà carence d’infrastructures.
Le 30 juillet dernier, le ministère de l’intérieur en collaboration avec d’autres services publics, a décidé de fermer ces infrastructures à toutes les activités extra-sportives jusqu’à nouvel ordre, en raison du drame qui s’est produit 48 heures plus tôt lors du concert du Pasteur Mike Kalambayi.
Après cette production du chantre chrétien au stade des Martyrs, les services de l’État avaient établi un bilan de 9 morts, conditionnant l’organisateur à réparer plusieurs dégâts matériels causés et d’assister toutes les familles éprouvées, toutes responsabilités y comprises.


Par conséquent, le ministère de l’intérieur a résolu de fermer les stades à toutes les activités qui n’ont pas trait aux sports. Ce, malgré plusieurs négociations avec les équipes des artistes Ferré Gola et Fally Ipupa qui attendaient se produire au mois d’Août respectivement au stade Tata Raphaël et stade des Martyrs.
Décision sévère mais salvatrice
Si les événements comme les concerts, meeting politique, campagnes religieuses et autres sont privés de ces stades, le football congolais lui peut respirer, puisque depuis bien longtemps, l’intérêt de jeunes de Kinshasa en particulier semble bien tourné vers autre chose plutôt que le football.
Maintenir la décision de fermer ces stades est une occasion pour les instances qui organisent le football national de multiplier les mécanismes pour essayer de retenir à nouveau l’attention des jeunes qui, jadis, remplissaient le stade des Martyrs (+80 000 places) au cours d’un match du championnat national.
En outre, cette décision s’avère être encore une belle occasion pour permettre aux différentes compétitions de football de régulièrement se jouer sans interruption aucune, causée très souvent par des programmes et organisations extra-sportifs en gestation.
L’Entente provinciale de football de Kinshasa, la Ligue nationale de football, la Coupe du Congo, et la Ligue nationale du football féminin, peuvent s’organiser en respectant les différents calendriers dès l’entame de la nouvelle saison sportive, annoncée en ce mois d’août.


Mesure importante pour épargner les préjudices matériels
Sachant que la République démocratique du Congo n’a pas de stade officiellement homologué répondant aux normes de la FIFA et la CAF, la résolution de la fermeture des stades permet à ce que ces rares infrastructures respirent un tout petit peu.
Ces deux terrains de football de Kinshasa sont ainsi épargnés du danger de détérioration matériels qui se constate après chaque événement extra-sportifs, surtout que les pelouses, malgré couvertes, subissent d’énormes dégâts et mettent en péril la santé physique des athlètes.
Voici donc l’occasion d’assainir ces deux seules infrastructures sportives d’envergure qui permettent de jouer des matchs de football de haut niveau, au vue des compétitions continentales qui arrivent, entre autres les matchs des interclubs de la CAF et les matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations qui concernent l’équipe nationale.