Un penalty, et c’est fini ! (résumé)

Victoire étriquée pour tirer les rideaux des éliminatoires de la CAN. Dans ce match sans grand enjeu, les Léopards n’avaient rien à gagner, sauf peut-être une petite dose d’honneur. Chose faite.


Après la défaite face au Gabon, Christian N’Sengi a revu sa copie pour affronter la Gambie, avec huit changements dans son 11 de départ. Sur le terrain, les résultats sont là : il y a du mieux dans le jeu, et pas qu’un peu. En effet, les Léopards ont pris du plaisir. Finalement, il n’y avait quasiment que ça à faire.

S’ils dominent ce match dans toutes les phases du jeu, les congolais ne vont tout de même pas se débarrasser de leur péché mignon : la maladresse. Une inefficacité traduite par des occasions franches loupées par Kazadi, Malango et Lilepo, qui formaient le trio d’attaque. Il a fallu un penalty en toute fin de la première période pour voir Kazadi tromper le portier adverse. Contrepied parfait, le joueur de Wydad marque par cette occasion son premier but en sélection (1-0, 45’).

Amenés par un Botaka visiblement en jambes qui a pris la place de Lilepo sorti sur blessure, les hommes de N’Sengi commencent la seconde période sur le rythme avec lequel ils ont fini la première. Le pressing est haut sur les pertes de balles, de la concentration derrière, mais surtout, du dynamisme en attaque. Il y a comme une envie de sauver l’honneur, ça saute aux yeux.

Si les congolais vont nourrir des regrets, ça ne sera forcément pas pour ce match là, qu’ils remportent (1-0) face aux gambiens. Le bilan de cette campagne est en dessous de la moyenne, à eux d’en tirer des leçons pour faire mieux lors des échéances à venir. Rendez-vous en juin pour les éliminatoires de la Coupe du Monde.

Christian N’Sengi : « C’est un mal pour le bien »

Une formalité à remplir ce lundi face à la Gambie, avant de tourner la triste page des éliminatoires de la CAN, ouvrant la porte à celles de la Coupe du Monde 2022. En marge de la réception des gambiens au stade des Martyrs, Christian N’sengi s’est exprimé lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match.


Battus par les Panthères (3-0) jeudi 25 mars dernier, les Léopards sont écartés de la course à la qualification pour la prochaine CAN. Les congolais étaient peu inspirés et plombés par un manque de fraîcheur physique, ils ont payé cache leur panne de concentration, face à des gabonais plus coriaces.

Du positif à tirer ?

C’est un coup dure pour les Léopards, qui seront absents de la phase finale de la CAN, une première depuis 2012. Difficile à digérer, certes, mais il faut penser au meilleur qui attend le football congolais, comme le pense le sélectionneur « Il faut que le peuple congolais puisse accepter ça (cette élimination). Je pense que c’est un mal pour le bien. Parfois, il faut accepter ça pour peut-être comprendre certaines situations et y remédier a-t-il déclaré, avant de poursuivre Il faut parfois passer par le sacrifice pour changer des choses. On ne peut pas tout le temps avoir de bonnes choses. Dieu parfois permet des choses pareilles pour accéder à des meilleures. Et c’est lui qui produit le vouloir et le faire »

Les leçons tirées de la désillusion des Léopards devraient servir dès ce lundi face à la Gambie, en principe. Mais aussi, faut-il le dire, elles seront importantes pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 « On va s’appuyer sur ce qui n’a pas été dans ces éliminatoires (de la CAN-Cameroun 2021) pour améliorer dans l’avenir » à fait savoir le DTN.

Il ne veut pas jeter l’éponge

Depuis le lendemain du cauchemar de Franceville, il n’y a de nouveau que pour lui. Lui, c’est Christian N’Sengi, bien sûr. Avec la FECOFA via son président, le sélectionneur est pointé du doigt, après le révère de ses poulains.

D’une part, des avis sont penchés vers une démission de Constant Omari, et d’autre, vers celle du technicien congolais. Mais ces avis, Christian N’Sengi n’en a rien à faire, visiblement « La démission n’est pas à l’ordre du jour » a-t-il précisé à la presse, voulant par ailleurs signifier qu’il n’était dans cette conférence que pour parler du match de ce lundi.

Le cauchemar de Franceville ! (résumé)

3-0 ! On ne pouvait pas rêver pire. Sur la pelouse de Franceville, les Léopards n’ont visiblement rien fait pour le gagner, ce match. Le Gabon, le dernier voyage des congolais en vue de la prochaine CAN, car, les poulains de Christian N’Sengi ne fouleront pas le sol Camerounais, pour une compétition qu’il faudrait déjà mettre dans… les oubliettes.


Les problèmes : La sélection nationale fait face à une situation très mouvementée qui ne lui permet pas de préparer le match comme elle l’aurait souhaité. Entre un effectif très diminué, des primes et frais d’hébergements décaissés dans les ultimes minutes et un voyage très tardif de Kinshasa à Franceville, la préparation des Léopards est loin d’être rose, pas de bonne augure pour l’échéance gabonaise.

Tout est réglé, ou presque, de manière la plus urgente possible. Vingt-huit Léopards dans la liste finale de N’Sengi, à bord d’un Congo Airways qui ne quittera l’aéroport de Ndjili qu’à 21h à la veille du coup d’envois. A la congolaise !

Au Gabon, une autre histoire

Sur le papier, Christian N’Sengi aligne un 4-3-3 classique, avec Trésor Mputu en vrai numéro 10, pour son retour. Muleka (également de retour) sur la pointe de l’attaque, les choses sérieuses peuvent commencer.

Cependant ces choses sérieuses, ce sont les Panthères qui les commencent, à l’image d’une première frappe de Lemina qui fuit la lucarne gauche de Kiassumbwa (7’) et le poteau de Bouanga deux minutes plus tard (9’). De quoi effrayer les Léopards.

Enthousiastes, les gabonais installent leur domination au fil du match et se procurent des belles occasions. Les congolais auront résisté à ces assauts, avant l’éclair de Boupendza en fin de la première période, qui donne l’avantage aux locaux (1-0, 43’).

Au retour des vestiaires, Christian N’Sengi lance Malango, qui se met en évidence dès son premier ballon, se procurant sa première occasion d’une tête qu’il va malheureusement très décroiser, insuffisant pour inquiéter le portier gabonais.

A vingt minutes de la fin du match, alors que les hommes de Christian N’Sengi appuyaient sur l’accélérateur, Bouange se retrouve face à Kiassumbwa et tue tous les espoirs congolais, lorsqu’avec toute sa finesse, il place le ballon entre les jambes du portier congolais pour le 2-0 (71’). Comme si cela n’était pas déjà pénible, Aubameyang, quasiment inaperçu dans cette partie, vient crucifier la RDC (3-0, 85’). La bande à Patrice Neveu l’emporte, les Léopards peuvent se mordre les doigts.

Masasi dans la cour des grands !

C’est une belle ascension pour Amede Masasi, qui va découvrir la sélection nationale. Appelé pour la première fois chez les Léopards A’, où il a été étincelant lors du dernier CHAN avec notamment deux buts salvateurs en deux matchs, Masasi a bénéficié d’un gain d’attention de Christian N’Sengi à son égard.

Efficace offensivement nonobstant son poste de milieu relayeur, le joueur de l’AS Vita Club peut, avec les absences que compte l’équipe au milieu et en attaque, être un des pions du coach pour venir à bout des gabonais et gambiens.

Il est déjà l’homme de main de Florent Ibenge en club, logiquement après ses prouesses au Cameroun en début de l’année. Pour confirmer un peu tout ça, il s’est de nouveau illustré en buteur, pour la première fois de la saison en Ligue des Champions de la CAF, lors de la victoire de Vita à Khartoum face à Al Merreikh (1-4). Une continuité !

Masasi face à la concurrence

Avec le retour de Mputu, la présence de Bangala, Ngoma ou même Kayembe, Christian N’Sengi possède une ligne du milieu bien garnie, bien que cela peut paraître anodin au premier abord, vu le nombre criant d’absences dans son effectif.

Cependant cela n’empêche pas de croire que l’auteur des Nzombo le soir au denier CHAN aura forcément un rôle à jouer dans ces deux rencontres. Il faut dire qu’entre une mauvaise posture de l’équipe aux éliminatoires et un effectif amputé des cadres, des onze de départ inédits et surprenants ont souvent été alignés. Un motif suffisant pour espérer voir Masasi sentir l’odeur du gazon pour la première fois dans ce domaine réservé à l’élite ? Pourquoi pas…

S’il a éclaboussé de son empreinte le parcours des Léopards au CHAN Camerounais, Amede Masasi peut, pourquoi pas, récidiver dans cette dernière ligne droite des éliminatoires de la CAN. Reste à savoir si Christian N’Sengi lui donnera sa chance.

Trésor Mputu, l’éternel Léopard ?

48 sélections, 14 buts et des prestations à couper le souffle. Les chiffres ne sont peut-être pas colossaux, certes, mais ils sont liés à des prouesses gravées dans les mémoires des congolais. Leur auteur, un Léopard à qui le dorsal 8 fait partie intégrante de l’identité : Trésor Mputu.

Après les événements de ces dernières années et une pénible aventure à la dernière CAN, on pouvait sans doute s’attendre à des nouvelles faisant état d’une retraite internationale, au moment de reparler du génie du TP Mazembe. C’est clair, on peut encore attendre.

Pourtant pleine de rebondissements, l’histoire d’amour entre Mputu et la sélection nationale semble loin d’ouvrir la porte à son dénouement. Une porte qui a été à plusieurs reprises entrouverte, lorsque le joueur, capable du meilleur comme du pire, a été meilleur dans le pire.

Un secret derrière les recours à Mputu ?

La fin du mois de mars s’annonce alléchante. Deux matchs décisifs attendent les Léopards, dans le cadre des éliminatoires de la prochaine CAN. D’abord le 25 mars à Libreville face au Gabon, ensuite quatre jours plus tard à Kinshasa face à la Gambie. En guise de préparation, Christian N’Sengi a publié la liste de joueurs sélectionnés pour ces échéances. On y retrouve Trésor Mputu, qui fait son retour dans les rangs après près d’un an et demi d’absence.

Dans cette conférence de presse où N’Sengi rendait publique sa liste, ce dernier n’a pas échappé à la question sur le retour de son trésor, Trésor. « Trésor Mputu est un magicien » a déclaré le sélectionneur, visiblement sous le charme du Corbeau. Finalement, comment ne pas être sous son charme ? Ce footballeur complet qui ne laisse aucune chance à sa prise d’âge d’influer sur son talent. Du haut de ses 35 ans, il continue de prouver qu’il peut encore évoluer au haut niveau. Décidément, son élégante nonchalance et sa vision du jeu ne plaisent pas qu’à Christian N’Sengi. En effet, lors des éliminatoires de la CAN 2019, dans le même contexte, Florent Ibenge le rappelait, après une longue période d’absence à l’époque. L’ancien sélectionneur voyait alors son choix payer, car, dans un stade des Martyrs plein comme un œuf, Trésor sortait encore une prestation XXL face au Liberia. Son talent, son secret ? Tout semble indiquer ainsi, en tout cas.

Aujourd’hui, Trésor Mputu a une nouvelle occasion de mouiller le maillot pour la nation, comme il l’a toujours et si bien fait. Et si c’était lui la clé d’une éventuelle qualification des Léopards à la prochaine CAN ? Réponse dans deux semaines, wait and see…

C1 : Vita Club se reprend, Mazembe fait du surplace

Les représentants congolais à la Ligue des Champions de la CAF ont joué cette semaine pour le compte de la deuxième journée des groupes. L’AS Vita Club et le TP Mazembe avaient tous deux rendez-vous avec des clubs soudanais. Si le premier s’est refait une santé, le second n’y est pas parvenu.

À Kinshasa et à Lubumbashi, respectivement Vita et Mazembe, n’avaient pas réussi leur entame de cette grande étape de la compétition il y a une semaine. Pour la poursuite ces mardi 23 et mercredi 24 février, les deux n’auront pas eu, cette fois, des destins croisés. Au Soudan, le vent a plus soufflé pour les Moscovites que pour les Corbeaux.

Vita Club, avec manière

À Kinshasa avant de s’envoler pour Khartoum, les Dauphins Noirs apprennent la nouvelle de la disparition Jacques Bokoko, ancien joueur du club, décédé dimanche dernier. Du coup, en plus des points à prendre, il y a un esprit à honorer.

48 heures plus tard, le Complexe Hilal Stadium accueille les Moscovites pour les hostilités. Des hostilités bien lancées par les joueurs d’Al Merreikh SC, qui vont cueillir à froid les congolais.

Pas de temps d’observation, les soudanais confirment déjà leur domination territoriale en s’offrant des occasions dès l’entame, jusqu’à tromper Simon Omossola (1-0,8’).

Très appliqués dans cette rencontre, les hommes de Florent Ibenge ont fait preuve de force mentale. A la fin de la première demi-heure, Obed Mayamba remet les pendules à l’heure (1-1, 29’), avant qu’à quelques minutes de la pause, Djuma Shabani ne donne l’avantage aux Vclubiens (1-2, 40’), qui rejoindront les vestiaires tout en confiance.

A la reprise, les congolais restent concentrés et gèrent. Cependant ils ne vont pas se contenter de ce score (1-2), bien qu’il soit suffisant pour les relancer dans cette phase de groupes. Alors qu’il a franchi un palier depuis ses prouesses lors du denier CHAN, Amede Masasi nettoie la lucarne opposée du portier soudanais d’une frappe limpide, et s’invite à la fête (1-3, 68’).

Obed Mayamba s’offrira ensuite un doublé à 9 minutes de la fin pour couronner le succès de l’AS Vita Club qui empoche ses trois premiers points.

Mazembe ne décolle pas

Après leur nul à Lubumbashi lors de la première journée, les Corbeaux ont posé leurs valises à Khartoum avec un seul objectif : gagner. Cependant au moment de l’atteindre, les lushois étalent une prestation en dessous de la moyenne. Insuffisant !

En face, une belle équipe d’Al Hilal, mais dont la beauté ne se limite qu’au jeu, rien à se mettre sous la dent en ce qui concerne la finition.

Deux équipes incapables de faire trembler les filets, le triste 0-0 semblait bien inéluctable, au fil du match. Elles se quittent donc dos-à-dos, logiquement. Les poulains de Pamphile Mihayo ne comptent que 2 petits points en 2 matchs, pas de bonne augure pour la suite.