Dans une récente interview accordée aux médias d’Hibernian, Rocky Bushiri est revenu sur une étape déterminante de son développement : l’apprentissage de la gestion de la pression au plus haut niveau. Le défenseur congolais met en avant l’influence précieuse de Claude Makelele, figure emblématique passée notamment par Chelsea et le Real Madrid.
Né au Zaïre ( actuellement RDC), Makelele ne s’est pas seulement illustré sur le terrain, notamment jusqu’à la finale de la Coupe du monde 2006 avec la France, mais aussi dans son rôle de mentor. Lors du passage de Bushiri à KAS Eupen en Belgique, il lui a transmis un conseil fondamental sur la gestion des attentes.
Comme le raconte Bushiri : « J’ai eu Makelele au début de ma carrière. C’était quelque chose avec lequel il m’a aidé. Il m’a dit que vous devez séparer la pression de défendre votre pays de la pression de défendre votre club. »
Cette réflexion met en lumière une réalité souvent sous-estimée du football moderne : la nécessité pour les joueurs internationaux de naviguer entre deux types de pression bien distincts. En club, la performance s’inscrit dans la régularité et les résultats hebdomadaires, tandis qu’en sélection, l’enjeu émotionnel et symbolique est décuplé.


Il y’a une année, l’international congolais nous confiait déjà des anecdotes sur l’ancien international français qu’il a eu comme entraîneur lors de ses débuts à Eupen. En plus de ce précieux conseil sur la pression en club et en sélection, « Claude Makelele m’a mis en confiance », nous confiait-il.
Bushiri insiste également sur l’importance de son environnement actuel, notamment du côté d’Hibernian, qui l’a soutenu tout en le poussant à progresser : « J’ai aussi les bonnes personnes autour de moi et le club ici, qui m’a toujours aidé, a été dur avec moi et m’a poussé pour que je puisse faire les deux. »
Le club écossais a organisé cette interview le week-end dernier, à l’occasion du retour de l’international congolais après la qualification des Léopards à la Coupe du Monde 2026. Le défenseur s’est également exprimé sur le sujet, faisant part de sa satisfaction et sa fierté de faire partie de cette génération qui a réussi à envoyer le pays au Mondial après 52 ans d’attente.