À l’approche des barrages décisifs pour le Mondial 2026, la liste de Sébastien Desabre continue de susciter d’intenses débats, marquée par l’absence de plusieurs figures montantes et de cadres de la dernière CAN. Le sélectionneur a tranché dans le vif, laissant de côté des profils offensifs pourtant en pleine démonstration de force en Europe.
Parmi les grands oubliés, Oscar Kabwit. Ce dernier paie un lourd tribut malgré une forme étincelante avec le FC Lucerne (Suisse), où il affiche 7 buts et 4 passes décisives au championnat Suisse de première division. De même, Afimico Pululu, le dynamiteur de Jagiellonia en Pologne, n’a pas été retenu alors qu’il culmine à 10 buts et 3 passes décisives en championnat. Enfin, le cas de Silas Katompa Mvumpa interroge, bien que de retour à la compétition avec Mayence en Bundesliga (1 but), l’ailier n’a pas convaincu le sélectionneur de lui confier les clés de l’attaque pour ce rendez-vous crucial.
En défense, le secteur est particulièrement fragilisé par le forfait de Gédéon Kalulu. Le latéral droit de Lorient, pilier indéboulonnable lors de la CAN 2025 en Côte d’Ivoire, souffre d’une blessure au genou contractée début février. Bien qu’il ait récemment repris l’entraînement individuel en salle, son état physique a été jugé trop précaire pour l’intensité des barrages. Son absence laisse un vide tactique important sur le flanc droit, forçant Desabre à réorganiser une arrière-garde qui avait pourtant trouvé ses automatismes durant la compétition continentale.
Le milieu de terrain et l’attaque subissent également une cure de jouvence forcée avec les sorties de Gaël Kakuta et de Michel-Ange Balikwisha. Kakuta, le maître à jouer historique des Léopards, semble s’éloigner des plans prioritaires du staff technique, peut-être victime de la transition générationnelle entamée par Desabre. Balikwisha, quant à lui, malgré son talent brut, n’a pas réussi à sécuriser sa place dans un groupe où la concurrence sur les ailes devient de plus en plus féroce, laissant ainsi la place à des profils jugés plus compatibles avec le plan de jeu rigoureux du technicien français.
Enfin, le secteur offensif voit le départ de Samuel Essende, qui ne fera pas partie de l’aventure pour ces fameux barrages de mars. Présent lors de la dernière CAN, l’attaquant n’a pas su capitaliser sur son temps de jeu pour s’imposer comme une alternative durable à Yoane Wissa ou Fiston Mayele. Avec ces ajustements majeurs, Sébastien Desabre prend le pari de la cohésion et de la forme physique immédiate, quitte à se passer des noms familiers pour aller chercher cette qualification historique qui échappe à la RDC depuis 1974.