Cédric Bakambu sera, sans nul doute, le fer de lance de l’attaque de la République démocratique du Congo à la Coupe du Monde 2026. Cinquante-deux ans après la dernière participation du pays à cette compétition, les Léopards miseront sur leur attaquant, qui pourrait disputer à cette occasion son premier, mais aussi son dernier Mondial, avec l’ambition d’aider la nation à écrire une nouvelle page de son histoire tout en visant un prestigieux record personnel.
Entre la quête d’un exploit face au Portugal, la recherche du tout premier but historique de la RDC dans une phase finale de Coupe du Monde et les perspectives d’un avenir post-compétition, l’attaquant du Real Betis sera l’une des principales attractions congolaises à Houston.
L’objectif ultime restait cette qualification au Mondial au terme d’une campagne de 13 matchs éliminatoires, barrages compris. Depuis son arrivée en sélection, la détermination de « Bakagoal » n’a jamais faibli. Avant d’affronter la Jamaïque à Guadalajara, le 31 mars dernier, son état d’esprit était resté intact : « Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à ce match-là. Énormément de pression, mais tant mieux : c’est ce qui me fait avancer, c’est ce qui me pousse à redoubler d’efforts », déclarait-il quelques semaines auparavant.
Attentes et record
Le Bakambu qui permettait à Villarreal de rivaliser avec les géants que sont Barcelone et le Real Madrid n’est logiquement plus exactement le même en 2026. Pourtant, son instinct de buteur, lui, ne s’est jamais éteint. Après des passages en Chine, en Grèce, puis un retour en France où l’Olympique de Marseille a profité de son efficacité, il a retrouvé l’Espagne sous les couleurs du Real Betis.
À 35 ans, les attentes autour du natif d’Ivry-sur-Seine restent aussi fortes qu’au moment de ses débuts avec les Léopards. Depuis ses premières apparitions, il s’est progressivement imposé comme l’un des visages majeurs de la sélection congolaise.
Il aura toutefois fallu attendre le 26 mars 2016 pour voir Cédric Bakambu ouvrir son compteur avec les Léopards, lors d’une rencontre des éliminatoires de la CAN face à l’Angola. Ce but de confirmation marquait surtout le début d’une longue série : 21 réalisations en 67 sélections avec la RDC.
Cette Coupe du Monde 2026 représente ainsi une occasion supplémentaire pour Bakagoal d’égaler Dieumerci Mbokani, actuel meilleur buteur de l’histoire de l’équipe nationale avec 22 réalisations.
Meilleur buteur en activité des Léopards, Bakambu est particulièrement attendu, autant pour son parcours international remarquable que pour ses performances récentes. Il s’est notamment illustré lors des éliminatoires de ce Mondial en inscrivant quatre buts lors de ses cinq derniers matchs, dont celui qui avait lancé la révolte congolaise face au Sénégal, le 9 septembre 2025 à Kinshasa.
Au-delà de l’espoir d’inscrire son nom dans les annales en trouvant le chemin des filets aux États-Unis et de se rapprocher d’un record historique, le nom de Cédric Bakambu pourrait également être associé à une génération sur le départ, que l’on ne reverra peut-être plus après cette grand-messe du football mondial.
« J’échangerai tout contre une qualification pour la Coupe du Monde avec la RDC… c’est l’apothéose. Ce serait vraiment finir en beauté. Ce serait boucler la boucle de la plus belle des manières », confiait-il à After Foot il y a deux mois.
« Boucler la boucle » : celle d’une longue campagne éliminatoire ou d’une carrière internationale riche et accomplie ? Réponse après le chapitre américain.