Lors du match nul (1-1) entre le Portugal et la République démocratique du Congo ce mercredi dans le cadre de la première journée du groupe K de la Coupe du Monde 2026, Arthur Masuaku a livré une prestation de haut niveau qui mérite d’être soulignée. Opposé à l’un des joueurs les plus offensifs et expérimentés du Portugal, João Cancelo, le latéral congolais a répondu présent avec beaucoup de sérénité et d’efficacité.
Si les Léopards ont connu quelques minutes de flottement en début de rencontre, notamment sur l’ouverture du score de Joao Neves (6’), l’équipe a progressivement retrouvé son équilibre. À mesure que le match avançait, le collectif congolais a gagné en confiance et plusieurs individualités se sont distinguées, à commencer par Arthur Masuaku.
On parle du « calme avant la tempête » ? L’attitude du joueur prêté par Sunderland à Lens reflète peut-être le dicton, cependant ajouter à cela sa performance, on parlerait plutôt d’une tempête dans le plus grand des calmes. En effet, aligné dans un rôle de piston, le numéro 26 des Léopards s’est montré particulièrement appliqué dans ses tâches défensives, dégageant une sérénité débordante, quasi effrayante. Cancelo, habituellement très influent dans son couloir, a été largement contenu par un Masuaku concentré et imperturbable. Solide dans les duels et intelligent dans son placement, le joueur a parfaitement rempli sa mission.
Les statistiques confirment cette impression visuelle : 3 aides défensives, 2 dégagements, 3 récupérations, 3 duels au sol remportés, 1 dribble réussi, 7 courses, 1 avancée progressive, 1 grosse occasion créée et 2 passes clés. Mais surtout, Arthur Masuaku a été efficace offensivement avec une passe décisive, participant au but historique marqué par Yoane Wissa pour égaliser peu avant la pause (le premier but congolais dans l’histoire de la Coupe du Monde).
Déjà en progression lors des dernières semaines de la saison avec Lens malgré un temps de jeu limité, Masuaku semble poursuivre sur cette dynamique positive. C’est tout sauf un hasard, moins encore une surprise.