Après le premier test grandeur nature face au Danemark (0-0), la République démocratique du Congo retrouve le Chili ce 9 juin pour clôturer sa préparation de la Coupe du Monde 2026. Si les Léopards joueront la Colombie dans leur groupe, cette rencontre face aux Chiliens est une occasion de se frotter au défi tactique sud-américain. Quelles chances pour les hommes de Sébastien Desabre ?
L’incertitude autour du lieu du match semble persister jusqu’à ce vendredi, à quatre jours du rendez-vous. Cependant cela ne fait aucun doute que dans le lot des questionnements, le côté sportif a sa place, notamment au moment d’évoquer les chances de la RDC face à cette équipe chilienne réputée joueuse.
Le danger chilien
Même si le Chili n’est plus au sommet de sa génération dorée, il reste tout de même une équipe disciplinée, agressive à la récupération et techniquement à l’aise. Ce type d’opposition est précieux pour les Léopards car il diffère du style habituellement rencontré en Afrique. La sélection chilienne souvent portée sur la possession et les circuits courts. Ce genre d’équipe est très difficile à manœuvrer. Avec un schéma de 4-2-3-1 habituel, le jeu chilien est fluide.
Au-delà de son collectif, le Chili compte également sur des individualités qui sont plus qu’une plus-value. Il y’a notamment Darío Osorio, probablement le joueur offensif le plus dangereux de la nouvelle génération chilienne. Très rapide, bon dribbleur, capable de frapper de loin et de faire la différence en un contre un. Il aime partir du côté droit pour rentrer sur son pied gauche. Ses coéquipiers Lucas Cepeda, Gabriel Suazo ou encore Benjamín Kuscevic ne sont pas à oublier non plus.
Miser sur le physique ?
Imposer une bataille physique et beaucoup d’intensité a souvent été une des clés face aux équipes qui présentent ces caractéristiques. Les Fauves congolais ont prouvé, à plusieurs reprises, avoir suffisamment de resources dans ce sens. Tenez, Sébastien Desabre dispose d’un effectif athlétique, capable de faire mal en transition rapide. On pense notamment aux relances rapides de Chancel Mbemba ou encore à l’assurance de Samuel Moutoussamy dans les relais au milieu du terrain.


De plus, les congolais pourraient chercher à exploiter les espaces derrière les latéraux adverses. La vitesse d’Aaron Wan-Bissaka à droite peut faire une grosse différence. Rien n’indique que Sébastien Desabre miserait à nouveau sur un 3-5-2, mais si c’est le cas, un Arthur Masuaku en piston gauche poserait beaucoup de problèmes aux chiliens en contre.
Lors de ses dernières sorties, la RDC a montré une certaine rigueur défensive. Si elle parvient à maintenir un bloc compact, elle aura les moyens de contenir les offensives chiliennes et de se projeter rapidement vers l’avant.