Quinze ans après le lancement des travaux, le stade Lumumba de Matadi approche enfin de l’inauguration. Mais loin de susciter la joie, l’enceinte soulève méfiance et impatience : la population réclame désormais des garanties concrètes sur la qualité, la sécurité et la durabilité du projet.
Depuis 2010, les supporters, les clubs locaux et la jeunesse sportive de Matadi patientent, oscillant entre espoir et frustration. Chaque visite officielle ou déclaration d’avancement s’est accompagnée d’une nouvelle échéance, rarement tenue. Quinze ans plus tard, la patience est à bout : le public veut désormais du concret, pas de nouvelles promesses.
Des attentes grandioses
Les critiques sur le stade Lumumba de Matadi sont nombreuses : l’architecture ne correspond pas à la maquette initiale, les gradins sont jugés inconfortables, les équipements techniques restent incomplets et la pelouse synthétique, posée tardivement, suscite des inquiétudes quant à sa durabilité. Pour les habitants, le stade doit impérativement respecter les normes CAF et FIFA, garantir la sécurité, le confort et l’accessibilité, car une simple inauguration ne suffira pas si ces exigences ne sont pas pleinement satisfaites.
L’exigence de transparence
Au-delà des aspects techniques, la population réclame des comptes sur la gestion du chantier, s’interrogeant sur l’usage des dizaines de millions de dollars dépensés et sur les coûts liés à l’entretien futur. La transparence est devenue aussi essentielle que la qualité de la construction : audits financiers indépendants, publication des coûts réels et garanties d’entretien doivent impérativement accompagner la livraison.
Le stade Lumumba de Matadi, en chantier depuis 2010, a coûté près de 48 millions de dollars, avec plus de 4 millions encore nécessaires pour l’achever. Les gradins, les équipements techniques et la pelouse synthétique suscitent des critiques, et la population attend désormais un stade moderne, sûr et conforme aux normes internationales après quinze ans d’attente et d’investissements.
Pour la population, le stade Lumumba devait être un symbole de fierté et de renaissance sportive. Quinze ans d’attente ont transformé ce rêve en méfiance. Aujourd’hui, le public n’attend plus des discours : il exige une infrastructure solide, moderne et durable, à la hauteur des fonds investis.