Depuis le début de la saison, plusieurs internationaux congolais brillent dans leurs clubs respectifs. Réguliers, performants et décisifs, ils confirment que la République démocratique du Congo dispose des arguments capables de rivaliser avec ses prochains adversaires lors des barrages du mois de novembre. Tour d’horizon de ces Léopards qui rugissent à nouveau.
Des cadres retrouvés en défense
Chancel Mbemba renaît sous le maillot du LOSC. Après une saison quasi blanche à Marseille, le capitaine des Léopards a disputé huit des onze rencontres de Lille. Solide, appliqué et expérimenté, il s’impose déjà comme une pièce maîtresse de la défense nordiste.
À ses côtés dans le même secteur, Steve Kapuadi s’affirme en véritable patron du Legia Varsovie. Incontournable dans la charnière centrale, le robuste défenseur n’a manqué qu’un seul match depuis le début de la saison — un simple amical. Même constance pour Axel Tuanzebe, qui, depuis le 5 octobre face à Aston Villa, enchaîne les titularisations avec Burnley et gagne en assurance.
Aaron Wan-Bissaka, lui, retrouve progressivement son niveau. De retour de blessure, il a livré une prestation solide contre Leeds United malgré la défaite et s’installe de nouveau dans la rotation de West Ham United.
Gédéon Kalulu ne déroge pas à la règle. Indéboulonnable avec Aris Limassol, le latéral droit a disputé toutes les rencontres depuis le lancement de la saison, affichant une régularité exemplaire. Même constat pour Joris Kayembe, impressionnant avec Genk. En Ligue Europa, son match XXL face au Betis, où il a muselé le Brésilien Antony, a été unanimement salué. Même profil de régularité pour Jérémy Ngakia, désormais pleinement relancé à Watford après une longue indisponibilité.
Ces milieux en pleine maîtrise !
Samuel Moutoussamy confirme son rôle de plaque tournante. Que ce soit à l’Atromitos (Grèce) ou en sélection, il est le moteur de ses équipes.
Dans un registre un peu différent, Noah Sadiki est la belle surprise du début de saison à Sunderland. Titulaire indiscutable, il s’impose comme le cœur battant de l’entrejeu, enchaînant les prestations pleines et devenant un pion essentiel dans l’animation du jeu anglais.
L’efficacité retrouvée des attaquants
Devant, la RDC peut se féliciter d’avoir plusieurs hommes en feu. Brian Cipenga réalise un début de saison remarquable avec Castellon : déjà trois buts et deux passes décisives à son actif.
Cédric Bakambu, bien que peu utilisé en championnat, reste décisif en Ligue Europa où il enchaîne les titularisations et a récemment retrouvé le chemin des filets avec les Léopards.
Fiston Mayele, lui, plane au-dessus du lot. Véritable star du Pyramids FC, il est régulier, prolifique et considéré parmi les meilleurs attaquants du continent africain. À ses côtés, Jackson Muleka multiplie les apparitions à Konyaspor, même si les buts se font encore attendre.
Et comment ne pas citer Gaël Kakuta ? À 34 ans, le maestro congolais connaît une seconde jeunesse en Turquie. Avec Sakaryaspor, il affiche une forme insolente : huit buts depuis son retour de blessure le 10 août. Une renaissance qui inspire respect et admiration.
Mais tout n’est pas parfait
Malgré cette embellie équilibrée, certaines zones d’ombre persistent. Le poste de gardien de but demeure l’une des principales inquiétudes du staff technique. Lionel Mpasi, Dimitry Bertaud et Timothy Fayulu jouent peu, voire pas du tout, dans leurs clubs respectifs. Une situation qui pourrait peser lourd lors des prochaines échéances internationales, tant la stabilité à ce poste est cruciale.
Autre motif de préoccupation, plusieurs cadres connaissent un début de saison délicat. Meschack Elia, Théo Bongonda, Samuel Essende, Edo Kayembe, Charles Pickel, Arthur Masuaku, Rocky Bushiri, Ngal’Ayel Mukau, Nathanaël Mbuku ou encore Yoane Wissa traversent des périodes contrastées. Entre blessures, manque de temps de jeu et formes inconstantes, ces Léopards doivent encore retrouver leur meilleur niveau pour épauler les plus en forme.
Des signaux forts avant les prochaines échéances
À quelques semaines des barrages zone Afrique pour le mondial, ces performances individuelles sont néanmoins porteuses d’espoir. Entre retours au premier plan et confirmations éclatantes, la sélection congolaise affiche un visage de plus en plus séduisant, mais il faut faire plus et prouver qu’on est capable de gagner ce dernier virage africain.
La RDC, qui rêve d’un retour triomphal au mondial, peut s’appuyer sur une génération talentueuse, déterminée et revigorée. Si les dynamiques positives se confirment, les Léopards ont toutes les cartes en main pour rugir de nouveau sur le continent.