À l’approche du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, la question du dernier rempart de la République démocratique du Congo suscite de vifs débats chez les analystes. Le sélectionneur Sébastien Desabre dispose d’un trio de gardiens particulièrement compétitifs. Si la concurrence s’annonce saine mais féroce au sein de la tanière, les statuts et le vécu international des trois prétendants dessinent déjà les contours d’une hiérarchie logique à l’aube de cette aventure historique.
Au sommet de cette pyramide, le statut de numéro un reste solidement ancré sur les épaules de Lionel Mpasi. Le portier du Havre AC en France s’avance comme le titulaire indiscutable et naturel des Léopards. Toujours présent au rendez-vous et fort d’une expérience accumulée lors des grandes échéances continentales, sa régularité dans l’élite française et sa complicité avec la défense centrale en font le gardien de confiance de Sébastien Desabre pour guider la RDC durant la phase de poules.
Juste derrière, le rôle de doublure de luxe revient légitimement à Timothy Fayulu. Évoluant au Noah FC en Arménie, le portier a été l’un des grands héros de la campagne de qualification des Léopards, signant des arrêts mémorables dans les moments critiques. Toujours présent et irréprochable à chaque fois qu’il a été sollicité, sa loyauté et sa capacité à répondre présent sous la pression font de lui un numéro deux rassurant, prêt à suppléer Mpasi à la moindre alerte.
La véritable sensation de cette liste vient de la Belgique avec l’émergence fulgurante de Mathieu Epolo. Le jeune dernier rempart du Standard de Liège bouscule la hiérarchie grâce à des prestations XXL en club, où il enchaîne les arrêts réflexes et les clean sheets (matchs sans encaisser de but). S’il s’installe logiquement dans la peau du numéro trois pour ce Mondial afin de parfaire son apprentissage, son talent pur et sa forme étincelante représentent une immense promesse pour l’avenir et mettent une saine pression sur ses aînés.