Papy Kimoto est revenu en conférence de presse d’après match sur ce qui freine l’évolution des Léopards dames.
Visiblement, la qualification de l’équipe nationale féminine de la République Démocratique du Congo pourra pousser le Gouvernement et la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) de réfléchir sur le traitement réservé aux dames. Dans son entretien avec la presse après la victoire face à la Guinée-Équatoriale, Papy Kimoto a précisé que le traitement des joueuses n’a jamais été digne depuis les années.
« J’ai hérité d’une équipe minée des problèmes, en commençant le travail, j’ai compris que ce n’était pas gagné d’avance. C’est une équipe qui subit de l’injustice depuis 10 ans, elles ne sont pas bien traitées. Heureusement qu’elles sont qualifiées, espérons que nos petites sœurs seront bientôt bien traitées après cette qualification historique » a lancé l’homme qui fait la renaissance de Maniema Union en Linafoot.
Le peu de temps passé avec cette sélection féminine, Papy Kimoto confirme avoir vaincu quelques difficultés.
« Ces filles reçoivent moins que 30 à 40 % de ce qu’on donne aux hommes pour les préparatifs. Une chose qui doit être améliorée avant qu’elles se rendent au Maroc. J’ai été avec elles pendant six jours, à l’interne, il n’y avait rien, j’ai au moins travaillé sur le plan mental et tactique, ce qui nous a permis de faire mieux. On avait même le problème de transport pour se rendre au stade, mais comme j’avais dit que sans motivation, on doit prouver, voilà elles l’ont fait. Il faut que les filles soient bien traitées, car elles avaient choisi de jouer au football » a-t-il renchéri.
L’équipe nationale féminine de la RDC avait participé à la phase finale de la CAN de 1998 où les filles avaient reçu des médailles de bronze avant celle de 2012 où le parcours, s’était arrêté à la phase des groupes. Le gouvernement congolais doit songer à revoir le traitement des demoiselles lors de la CAN l’année prochaine pour leur permettre de représenter valablement le pays de Santos Muntubile au Maroc.