Alors que les Léopards étaient en quête d’un second souffle pour faire basculer la rencontre, la lumière est venue du banc de touche. Lancé dès la 51e minute par Sébastien Desabre en lieu et place de Cédric Bakambu, Fiston Mayele a immédiatement transformé le visage de l’attaque congolaise. Son entrée en jeu a agi comme un véritable électrochoc, apportant le poids et la présence physique nécessaires pour faire plier la défense de l’Ouzbékistan au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta.
Du haut de ses 37 sélections avec la République Démocratique du Congo, Mayele a fait parler toute son expérience internationale et son sens du sacrifice. Dès ses premières prises de balle, l’attaquant a pesé de tout son poids sur la charnière adverse, multipliant les appels tranchants et les fixations. En se positionnant comme un point d’appui solide pour ses milieux de terrain, il a libéré des espaces cruciaux pour ses partenaires, transfigurant instantanément l’animation offensive des Léopards.


C’est à la 78e minute que le savoir-faire unique de ce pur avant-centre a éclaté aux yeux du monde. Sur un travail de Meschack Elia, Mayele a fait étalage de son sens du placement et de son instinct de tueur dans la surface de réparation. En coupant la trajectoire de manière impériale, il a catapulté le ballon au fond des filets pour inscrire le but du 2-1. Une réalisation d’une importance capitale, qui représente son 6e but sous le maillot de la sélection nationale.
Cette prestation XXL confirme le rôle de joker de luxe et de finisseur clinique de l’ancien sociétaire de l’AS Vita Club, l’AS Simba et Yanga au sein du collectif de Sébastien Desabre. En se montrant décisif au moment où la patrie en avait le plus besoin, le sérial buteur congolais a prouvé qu’il avait le coffre et le mental pour les grands rendez-vous. Une performance héroïque qui booste la confiance de tout le groupe avant le choc titanesque face à l’Angleterre en seizièmes de finale mercredi 1er juillet à 17h00 ( heure de Kinshasa).