La RD Congo a parfaitement lancé sa campagne en phase des groupes en s’imposant face au Bénin, avant de tenir en échec le Sénégal puis de conclure en beauté par une large victoire 3-0 contre le Botswana. Une dynamique positive qui illustre la montée en puissance des Léopards au fil des rencontres.
Grâce à ce parcours, la sélection congolaise a terminé la phase des groupes invaincue pour la deuxième CAN consécutive, après avoir déjà réalisé cette performance lors de l’édition 2023. Une régularité devenue une véritable marque de fabrique dans les compétitions continentales.
Depuis 2013, la RD Congo affiche d’ailleurs une constance remarquable, restant invaincue en phase des groupes lors de cinq de ses six dernières participations à la CAN. Une performance qu’elle partage avec des références du continent comme le Maroc et le Mali, preuve de son statut parmi les valeurs sûres africaines.
Cette solidité se traduit aussi par une qualification pour les phases à élimination directe lors de cinq CAN consécutives (2015, 2017, 2019, 2023 et 2025). Il s’agit de la plus longue série de progressions successives de son histoire à ce stade de la compétition.
Sur le plan offensif, les Léopards flirtent avec un cap symbolique. Avec 99 buts inscrits à la CAN, le prochain but sera le 100e, une barre prestigieuse qui ferait de la RD Congo la huitième nation à atteindre ce total dans l’histoire du tournoi.
Présente en huitièmes de finale pour la troisième fois, la RD Congo sait que ce stade lui a souvent réservé des scénarios haletants. Éliminée en 2019 face au Madagascar après une séance de tirs au but, elle avait en revanche su renverser l’Égypte en 2023, s’imposant 8-7 aux tirs au but après un nul 1-1 au terme des prolongations. Une victoire cette fois-ci ouvrirait les portes d’une 10e apparition en quarts de finale, un cercle déjà fréquenté à de nombreuses reprises depuis 1992.
Enfin, la victoire éclatante contre le Botswana a mis en lumière plusieurs performances individuelles marquantes. Auteur de deux buts et d’une passe décisive, Gaël Kakuta est devenu, à 34 ans et 192 jours, l’un des joueurs les plus âgés à signer un doublé à la CAN depuis 2010. De son côté, Ngal’ayel Mukau a brillé dans l’entrejeu avec 69 passes réussies et neuf passes de rupture dans le dernier tiers, confirmant la richesse collective d’une équipe congolaise déterminée à aller loin.