Encore une fois, Dimitry Bertaud a été irréprochable dans ses cages avec la sélection. En contraste avec sa situation en club, le portier congolais s’impose en équipe nationale depuis qu’il a pris les rênes de son poste consécutivement à la blessure de Lionel Mpasi lors de la CAN 2023.
C’est bien loin d’être similaire à ce que vit Mbemba dans les causes, mais à l’image du capitaine des Léopards, les prestations du gardien de Montpellier ne sont pas affectées par son manque de temps de jeu. Au contraire, match après match, il semble hausser d’un cran son niveau et les résultats suivent.
Après quatre clean sheets en cinq matchs des éliminatoires de la CAN 2025, Bertaud vient de réaliser trois clean sheets en quatre matchs des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Il porte ainsi son total à dix clean sheets en douze matchs disputés avec les Léopards depuis ses débuts, y compris les amicaux.
Le dernier rempart
Depuis quelques matchs, les Léopards n’ont pas besoin d’être étincelants pour briller. Les résultats sont là, le contenu compte moins. Mais dans ce contenu qui ne brille pas de mille feux, les étincelles viennent également de Bertaud, au-delà des éclairs offensifs notamment de Bongonda, Pickel ou encore de l’inévitable Fiston Mayele.
C’était déjà le cas lors de la victoire étriquée face au Soudan du Sud (1-0) où, à chaque fois que le Stade des Martyrs retenait son souffle sur chaque assaut sud-soudanaise, Bertaud rassurait tout un peuple. Il va enchaîner face à la Mauritanie, lors de ce déplacement laborieux (0-2) finalement remporté par la RDC. Ses arrêts ont écœuré les Mourabitounes à 1-0, avant que Mayele n’éteigne tous leurs espoirs. On ne peut mieux détenir l’expression « dernier rempart ».
Montpelier a beau le placer dans les oubliettes, Bertaud rend chacune de ses prestations sous les couleurs nationales inoubliables. Encore faut-il rappeler que cela semble n’être que le début d’une longue série.