Fally Ipupa s’exprime à travers LLF sur les léopards !

Il est sans doute l’artiste congolais numéro un, mais aussi l’un des premiers supporters des léopards de la RDC. On ne le présente plus il s’agit de Fally Ipupa. En compagnie de la journaliste de CANAL+ Sandra Tshiyombo, l’équipe de Léopard Leader Foot à rencontré « Dicap la merveille ». Dans cette entretien en deux parties, Fally pour la première fois s’exprime ouvertement sur son regard sur l’équipe nationale mais aussi sa vision à l’avenir de cette équipe avec le sujet brûlant des binationaux ..

Version écrite :

Sandra Tshiyombo : Alors avant d’entrer dans le vif du sujet, on va essayer de savoir quel genre de supporter tu es ! Si l’équipe de Léopard Leader Foot s’intéresse à toi c’est parce que tu es un artiste mais aussi parce que tu aimes le sport ! On le voit via les réseaux sociaux, tu suis beaucoup les Léopards donc on aimerait savoir comment tu leur apportes ton soutien.

Fally Ipupa : Je suis un amoureux du football d’abord, et ensuite un vrai supporter des Léopards. Je critique quand c’est nécessaire. Je pense qu’aujourd’hui on a une bonne équipe à qui il faut apporter du soutien et des critiques pour avancer.

ST : Quelles sont tes critiques concernant cette équipe ?

FI : Ils doivent rester « focus » (concentrer) et avant tout aimer le pays et le maillot, puis les victoires viendront.

ST : Quel genre de supporter tu es ? Est-ce que tu les soutiens dans les bons comme les mauvais moments ?

FI : Oui bien sûr, même quand ils perdent je suis toujours au stade. J’ai toujours le maillot chez moi à la maison. Qu’on perde ou qu’on gagne, je reste un vrai supporter.

ST : Tu as deux garçons si je me trompe pas ?

FI : Trois

ST : Est-ce-que tu aimerais les voir jouer pour les Léopards?

FI : Le premier est un futur avant-centre (rires). S’il devient professionnel et joue avec une sélection, ce sera avec les Léopards. Il rêve d’être footballeur. Il est congolais et jouera pour la RDC.

ST : Tu l’emmènes voir des matchs ?

FI : On a déjà vu l’équipe de France jouer. Mais il y a pas longtemps, c’était sa première fois à Kinshasa, au stade Tata Raphaël. Il était un peu perdu avec les chansons, les cris ! Mais je lui ai expliqué qu’il vivra ce genre d’ambiance s’il réalise son rêve, donc il faut être prêt. Dans sept ans maximum, il portera le maillot de l’équipe nationale.

ST : Pour ceux qui ne sont pas encore allés à Kinshasa, comment peux-tu leur d’écrire l’ambiance au stade Tata Raphaël ?

FI : Il faut avoir les nerfs solides, et être déterminé. Tout se passe bien quand tu joues bien, mais quand tu loupes une occasion, on t’insulte. Après, tout bon joueur peut jouer à Kinshasa. Il y a la pression certes, mais comme partout ailleurs.

ST : En parlant de Kinshasa, y-a-t-il une équipe que tu supportes en particulier ?

FI : Je supporte les Léopards du Congo (rires). Je supporte également toutes les équipes du Congo, mais avant tout, je supporte les Léopards, car ils rassemblent un peuple.

ST : Pour terminer cette première partie, une question sur ton actualité. Qu’est-ce-que tu nous prépares?

FI : Je pars aux États-Unis pour une tournée de quelques dates après retour au pays. (Interview réalisée avant le départ pour la tournée)

ST : Merci Fally

FI : C’est moi qui te remercie.

Léopard Leader Foot : Sandra a réalisé la première partie de cette interview pour savoir quel type de supporter tu es. Nous, on va s’intéresser au foot congolais, avec cette première question : quel est ton ressenti sur la CAN 2015 ?

Fally Ipupa : Je pense qu’on aurait pu la gagner. J’adore la Côte d’Ivoire mais sur le match contre a joué contre elle, je pense qu’on pouvait mieux faire. Mais bon, mieux vaut la troisième place que rien. Félicitation quand même aux Léopards !

LLF : Avec la CAN, il y a eu un nouvel élan dans le football congolais. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs qui sont arrivés. Que penses-tu de cette génération de joueurs notamment les binationaux ?

FI : Leur présence est importante. C’est le message que je passe toujours aux petits frères qui jouent ici (Ndlr: En Europe). Ils doivent jouer pour le pays. C’est bien de jouer pour son pays adoptif mais c’est encore mieux de jouer pour son propre pays. Aujourd’hui, on a les exemples de Didier Drogba ou de Yaya Touré. C’est toujours un plaisir de gagner un trophée avec son pays natal. Je suis vraiment content que des jeunes viennent jouer pour la RDC, surtout qu’ils sont talentueux. J’espère que dans deux ans il y en aura encore plus.

LLF : Excellente transition parce qu’on souhaite savoir comment tu vois les compétitions futures, sachant qu’il y a la CAN en 2017 et la Coupe du monde en 2018.

FI : Je pense que l’objectif est de jouer la finale de la prochaine CAN et puis ensuite se qualifier pour la prochaine Coupe du monde. C’est possible et faisable. Il suffit de mettre un peu d’intelligence et « d’ordre dans nos bêtises » et ça ira.

LLF : À la Coupe du monde, tu penses qu’on peut aller jusqu’où ?

FI : Je ne sais pas trop… Honnêtement, je pense qu’atteindre les quarts de finale c’est faisable. Vous savez, le Zaïre est le premier pays d’Afrique noire à avoir joué en Coupe du monde. On a quand même ce respect là, même si aujourd’hui, les gens ont tendance à l’oublier. Mais je pense qu’avec cette nouvelle génération et si on met un peu de sérieux, on ira un peu plus loin.

LLF : On sait que tu es très proche des Léopards. Avant le match à Madagascar, tu étais d’ailleurs à Kinshasa. Tu es parti les voir à l’hôtel. Comment ça s’est passé ?

FI : C’est le coach, le capitaine Youssuf Mulumbu et mon ami Azmak (Aziz Makukula) qui m’ont invité à venir partager un court moment avec mes frères car ils savent que je suis un vrai supporter. C’était une belle soirée. On a beaucoup échangé. Il y avait aussi Shabani Nonda, l’ancien capitaine des Léopards.

Par la suite, ils ont gagné le match. Ils ont très bien joué même si en première mi-temps, ils étaient timides. Mais après ils se sont lâchés. C’est comme ça qu’on veut voir notre équipe.

LLF : Un message pour le peuple congolais et l’équipe nationale ?

FI : Un message pour le peuple congolais, soutenons les Léopards, soyons unis. Pour tous les Léopard partout dans le monde : revenez, revenez ! Les jeunes footballeurs congolais on vous demande de jouer pour la RDC. Bien qu’il soit dans la difficulté, c’est le pays, il faut le soutenir. Il faut l’aider à devenir une grande nation africaine. Nous, nous sommes là pour vous soutenir. Vous en serez les premiers bénéficiaires en cas de succès.

LLF : Le message est passé, merci beaucoup Fally pour cet entretien.

FI : On est ensemble, Dicap La Merveille. Achetez l’album (rires).

Mavinga opte pour la RDC

Passé par plusieurs clubs depuis le début de sa carrière et cette saison à Reims, Chris Mavinga fait le point sur sa situation internationale. A l’approche de la fin de la CAN, le défenseur de 23 ans s’est confié a cœur ouvert. Son parcours, son choix de ne pas être aller a la CAN et ses ambitions, le natif de Meaux fait le point et clarifie tout en lançant un message fort pour Léopards Leader Foot.

Léopard Leader Foot: Salut Chris, avant tout peux-tu nous faire une petite présentation de toi ? (parcours etc.) Et ton modèle en tant que défenseur ?

Chris Mavinga : J’ai été formé au PSG à partir de l’âge de 15ans jusqu’a 18 ans, puis j’ai signé à Liverpool 1an et demie. Je suis ensuite parti 6 mois en Belgique en prêt à Genk ou on a été champion. Après j’ai signé au Stade Rennais j’ai fait 2ans. En 2013 le Rubin Kazan ma recruté j’ai effectué une saison et cette saison je suis en prêt au Stade de Reims en Ligue1.

Je joue arrière gauche depuis Genk, je suis défenseur centrale de formation et fan de Sergio Ramos du fait de sa capacité a jouer latéral et ensuite dans l’axe. Mais dans ma carrière il y a eu beaucoup de comparaison avec Eric Abidal puis je me suis inspiré de lui de part nos similitudes physiques. C’est-à-dire plutôt long et sec (rires) et parce que c’est un joueur de grande classe.

LLF: Comment tu juges ton début de saison ?

Pour le moment c’est une saison mitigée, j’espérais et m’attendais à mieux niveau temps de jeu. Je sais que je peux mieux faire mais trop parler sa sert a rien, je dois agir et faire mieux sur le terrain, à moi de travaille physiquement et mentalement

Physiquement je me sens mieux qu’au début de saison et j’ai envie de le montrer a tout le monde, démontrer mon potentiel.

LLF: Tu gardes de bon souvenir de l’équipe de France espoirs?

Oui, surtout au niveau sportif j’ai côtoyé des grands joueurs en devenir même si ça c’est mal terminé. J’ai beaucoup de beau souvenir, avec cette belle génération

LLF: La saison prochaine où est ce que tu te vois ?

Nul part, pour le moment je suis en prêt à Reims et toujours sous contrat avec Kazan on verra pendant le mercato. Pour le moment je ne peux pas savoir de quoi sera fait le mercato

LLF: Que penses tu du parcours des Léopards pendant la CAN ?

Beaucoup de fierté et très content. Ils ont montré au continent africain la belle équipe qu’est la RDC c’est important. Aller en demie c’est bien ça montre qu’il y a des bon joueurs, certes il y a du travail et ça montre que plus tard ce sera une nation forte

LLF: Que penses tu de Florent Ibenge ? Et de l’apport d’un coach local ?

Il y a aucun problème ils sont allés en demie, un entraîneur c’est la communication qui est important s’il s’entend bien et fait des bon choix c’est un bon coach. De ce que j’ai vu pendant la compétition il a fait des bon choix, l’équipe a fait un bon parcours et l’équipe peut être fier de lui.

LFF : Est-ce qu’on aurait pu te voir a la CAN ?

Bien sur ! Je vois sur Twitter que les supporters congolais me réclame ça me fait chaud au cœur, cette interview c’est surtout pur expliquer pourquoi je n’étais pas a la CAN.

J’ai été approché pour jouer en sélection, je n’ai pas refuser j’ai donner mon accord, je me sens congolais.

Pourquoi je ne n’étais pas la ? Je ne voulais pas arriver que pour la CAN l’équipe était faite des joueur qui on participés au éliminatoire, arrivait que pour la CAN serait un manque de respect pour les autres, la compétition commence des les éliminatoires.

Je ne suis pas venu aussi pour des raisons physiques. Si j’étais mieux physiquement et mentalement peut-être je l’aurais fait mais ma situation en club joue, je ne suis pas titulaire indiscutable et ça n’aurait pas était une bonne chose j’aurais pas assumer. Il faut être a 200% et non a 50, je ne voulais pas passer a travers et de pas mettre tout les moyens de mon coté, pour être titulaire il faut être a 200%

A Reims j’étais titulaire des le début de la saison, j’étais pas prêt je suis passer a coté je ne veux pas faire la même erreur en sélection. J’ai du respect pour le maillot et la nation, arrivé en méforme c’est manquer de respect.

Je suis un peux frustré c’est vrai mais je pense que c’est la bonne décision. Le coach Ibenge connaît mon point de vue je lui ai parler, comme je l’ai dit aller en sélection et ne pas être a 100% c’est un manque de respect mais il y a 2017(ndlr. Phase éliminatoires puis CAN 2017). Pour moi cette interview est importante ces pour clarifier les choses et passez un message aujourd’hui j’ai vraiment envie de faire partie des Léopards.

LFF: N’sakala a récemment déclaré son souhait de jouer pour les léopards, que penses-tu de cette concurrence ? La sélection est-ce un objectif pour toi ?

La sélection a des bons joueur Nsakala je le connais très bien on étais chez les espoir ensemble Kasusula est en place, la concurrence c’est bien sa fait évoluer l’équipe. Le meilleur jouera après le coach fait le choix, aller pour aller c’est pas intéressant aller a 100% c’est l’essentiel même sur le banc il fau être prêt on peur faire appel à toi a tout moment. Le message est que je suis pour moi un international congolais j’ai eu Aziz Makukula et Florent Ibenge au téléphone ils savent que j’accepte la sélection.

Je reçois plein de message sur les réseaux sociaux je peux pas répondre a tout le monde, ces pour sa que je fait cette interview pour que les gens comprenne. Les gens pense qu’on attends la nation française et qu’on fait les beau gosses sur Twitter, quand Ibenge ma appelé j’étais content porté le maillot c’est un plaisir et un honneur.

Pour tout vous dire, ça fait 3 ans que je pense a la RDC depuis mon passage a Rennes. C’est Ilunga (Hérita) qui m’en a parlé et qui ma donné goût, il ma parlé de la sélection des match et l’ambiance c’est la que g fait mon choix et me suis dit on doit aider les léopard a progressé aujourd’hui, je veux le faire volontiers sans faire de chichi (rires)

LLF: Ton pronostique pour demain ? (Interview réalisé avant la petite finale) et un petit message au peuple congolais…

Pronostic victoire 2-0 on va espéré que tout sa se passe bien (ndlr. Dans le stade, suite au événements de la fin de match de la Guinée Equatorial en demie final).

Supporters des léopards ne vous inquiétez pas à mon sujet pour moi je suis un international congolais et je serais fier de commencer des les prochain éliminatoires et de donner le max et rendre fier tout le peuple. Maintenant tout dépend des choix du coach après.

Je pense que la CAN a fait du bien a tout les septique de la RDC, j’ai donné mon accord depuis un moment, et je pense que els binationaux encore hésitant ont eu une belle image. Je pense qu’au prochain match il y aura beaucoup de nouveaux joueurs. On doit suivre l’exemple de l’Algérie on a le même potentiel qu’eux il faut suivre leur exemple de jeunesse et de binationaux. On a une belle image et une belle génération avec de la jeunesse.

LFF: Un grand merci a toi Chris pour cette interview, bonne continuation et on espère a te voir bientôt sous le maillot des léopards

Merci a vous et a bientôt.

Phillipe Doucet : « La RDC peut gagner la CAN »

Journalise historique du groupe Canal+, Philippe Doucet est le Monsieur et l’Expert Afrique du groupe. Consultant lors de la dernière CAN, il PARTICIPE également à l’émission « Talents d’Afrique » aux côtés de Sandra Tshiyombo. Il nous donne son point de vue général sur les Léopards…

Léopard Leader Foot : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, qui est Philippe Doucet ?

Philippe Doucet : Un journaliste tout simplement. Donc qui doute et se pose des questions, notamment sur l’Afrique par passion. Et sur le foot en général.

LLF : Depuis quand vous intéressez-vous au foot africain et pourquoi ?

PD : J’étais volontaire quand Canal+ a SIGNÉ pour la CAN en 1992. Je n’étais jamais allé en Afrique. Je n’ai pas raté une CAN depuis.


PD : Bolasie est un joueur unique et original qui réussirait partout. La Premier League adore les créateurs comme lui. Allié à la puissance, il va monter, il n’y a aucun doute.


LLF : Qu’avez-vous pensé de la dernière CAN ?

PD : La CAN 2015 était plutôt bonne, même si aucune équipe est au-dessus du lot. Une finale sans surprise, mais entre 2 équipes qui pouvaient sauter au 1er tour.

LLF : Que pensez-vous du niveau des équipes africaines à l’échelle mondiale ?

PD : Equilibré. Je veux dire qu’il n’y a aucune grande équipe africaine, ce qui veut dire qu’aucune équipe pourrait GAGNER la coupe du monde. En 90-98, j’espérais mieux.

LLF : Que pensez-vous de l’équipe des Léopards de la RDC ? Peuvent-ils encore surprendre lors de la CAN 2017 et voir la prochaine coupe du monde ?

PD : Pour le potentiel de la RDC, je pense qu’elle a tout pour être un géant d’Afrique. La 3ème place ne devrait pas être une surprise. Si il y a un bon travail, la RDC restera en haut.


LLF : Que pensez-vous du travail accompli par le coach Florent Ibenge ?

PD : Florent Ibenge effectue un travail remarquable. Claude Le Roy a commencé, Ibenge a CONTINUÉ avec rigueur pour attirer les joueurs congolais. Il mérite bien mieux qu’un contrat de 1 an!


LLF : Actuellement Bolasie crève l’écran en Premier League. Que pensez-vous de lui ? Il attisera des convoitises cet été, quel championnat est le plus adapté à son style de jeu ?

PD : Bolasie est un joueur unique et original qui réussirait partout. La Premier League adore les créateurs comme lui. Allié à la puissance, il va monter, il n’y a aucun doute.


LLF : La RDC peut-elle gagner la prochaine CAN ?

PD : Oui la RDC peut gagner la CAN. Celle 2017 et de plus celle de 2019 lorsque quelques anciens auront été bien remplacés par des talents enfin attirés par les Léopards.

LLF : MERCI pour cet entretien.

PD : De rien, c’est avec plaisir.

Senna Miangue s’exprime pour la première fois

Senna Miangue évolue actuellement à l’Inter Milan. Il est âgé de 18 ans. Ce jeune joueur très prometteur du centre de formation de l’Inter est d’origine congolaise. Il a déjà joué avec l’équipe réserve et évolue au poste de défenseur. Il explique son parcours et sa vision de la RDC.


Senna Miangue : J’ai commencé, au parc, avec mon beau-père (un ghanéen) à faire des entraînements. Cela a duré 6 mois. Après, je suis allé jouer à Hoboken, puis à Beerschot mais une fois là-bas, j’ai dû partir après 1 an parce que je n’étais pas assez fort… Par la suite, je suis allé à Antwerp FC. Là-bas, grâce à Dieu, j’ai eu de bons entraîneurs. En U14, nous avons même été champions. Une fois en U15, je suis revenu à Beerschot. Et après tout s’est passé très vite! J’ai commencé à m’entraîner avec la réserve de Beershoot, j’ai ensuite été appelé avec la sélection nationale belge. Et lors d’un match contre l’Autriche, un recruteur de l’Inter est venu parler à mes parents et tout s’est enchaîné …


LLF : Quels sont tes objectifs personnels?Je veux rendre mes parents fierse


SM : Je veux rendre fier mes parents et mon pays, et jouer le championnat n’est pas mal (rires), mais j’ai encore beaucoup de travail.


LLF : Une dernière question : comment juges-tu le football italien?


SM : Je peux simplement dire que le foot italien tactiquement n’est pas facile, mais grâce à lui, j’ai déjà appris beaucoup de choses !


LLF : Tu es d’oigine belge et congolaise. Que penses-tu des Diables Rouges ?


SM : Les Diables Rouges, en ce moment, sont très très forts. Je pense que c’est une équipe qui peux gagner beaucoup de titres, car même les jeunes arrivent.


LLF : Que penses-tu également de la sélection congolaise ?


SM : J’ai vu l’équipe congolaise à la CAN. J’étais très fier et bien sûr j’espère qu’ils gagneront des compétitions, parce que maintenant on voit beaucoup de bons joueurs en sélection.


LLF : Tu évolues en équipe jeune belge, la sélection congolaise des jeunes t’as-t-elle déjà contacté avant ?


SM : Non, elle ne m’a jamais contacté (rires).


LLF : Le football congolais et belge est différent, mais la passion reste très forte côté congolais. As-tu déjà eu certains échos ?


SM : Je sais, qu’en général, en Afrique la passion est très très forte. Le foot est tout là-bas!


LLF : Un mot pour le peuple congolais ?


SM : Le peuple congolais est très fort et je suis très fier d’être Belgo-CONGOLAIS. Je trouve que nous, les congolais, sommes très forts!


LLF : Un grand merci à toi, j’espère que tu vas continuer à progresser.


SM : Merci à vous la famille

Interview de Hérita Ilunga

Grand nom du football congolais, et ancien international léopard Hérita Ilunga s’exprime pour la rédaction de Léopard Leader Foot. Dans cet entretien, Hérita revient sur toute sa carrière internationale et en club. Il revient également sur l’actualité des Léopards avec un regard de « grand frère » sur cette nouvelle génération et évoque l’avenir des Léopards et le sien.

Léopard Leader Foot : Bonjour Hérita, tout le monde te connaît, mais pouvons-nous revenir sur ta carrière bien remplie ?

Hérita Ilunga : J’ai commencé à l’Espanyol Barcelone, ça s’est mal passé. Le coach qui m’avait fait signer a été limogé. J’étais avec la réserve. J’ai fait un test à Saint-Étienne, puis j’ai signé et j’y ai passé 4 ans. J’ai connu la montée de la Ligue 2 à la Ligue 1. Ensuite, j’ai effectué une saison à Toulouse avant d’aller découvrir la Premier League, avec West Ham pendant 4 ans, puis à Doncaster durant une courte période 6 mois. Après cela, j’ai eu un passage à vide sans club qui a duré 6 mois puis j’ai repris à Rennes. Après Rennes, je devais signer à Nancy mais le club avait des problèmes financiers et la DNCG a refusé. J’ai trouvé un point de chute à Créteil qui était en National et maintenant nous sommes en L2.

Il y a eu également la sélection que j’ai arrêtée il y a 4 ans lors de la saison 2011/2012.

LLF : Quelle a été ta meilleure expérience lors de ta carrière ?

HI : Saint-Étienne c’était ma première réelle expérience, j’ai tout appris et tout découvert. La montée, le public énorme du Chaudron : c’est une famille ! J’ai aussi disputé la coupe d’Europe. Il y a également mon épisode en Premier League, c’est un rêve chaque match ; le public et l’organisation autour des matches ça n’a rien avoir. Et comment ne pas parler de la sélection ; un message à tous ceux qui hésitent : il n’y a pas plus de bonheur que de jouer sous ce maillot, surtout pour un pays avec une grande histoire comme la nôtre. La sélection c’est le summum ! Bien sûr, on a nos soucis, mais il y a tellement de pression, de bonne pression, qui te canalise : c’est énorme. Et une simple victoire fait la joie de millions de gens.

Mais en général, je retire du positif partout.

LLF : Dans ta longue carrière il y a sans doute des grands joueurs qui t’ont marqué. Si tu devais sortir quelqu’un, qui dirais-tu ?

HI : Lors de ma formation chez les jeunes à Rennes, Shabani Nonda était professionnel déjà. Puis le revoir en sélection était quelque chose d’énorme. C’est un joueur extrêmement professionnel, un leader un excellent capitaine. Ce fut une chance de le côtoyer.

Mais il y a eu beaucoup de grands joueurs, surtout en Angleterre. Quand tu affrontes Chelsea et que devant toi il y a Terry, A.Cole, Drogba ou encore Manchester United de Sir Alex avec Ronaldo sur qui j’ai défendu et à sa sortie, il est remplacé par Nani ; sachant que dans cette équipe il y a Scholes et Rooney. Ou bien à Arsenal, j’y ai affronté Robin Van Persie et Adebayor.

Dans mon club de West Ham il y avait des joueurs énorme également Behrami, Scott Parker ou encore un joueur avec un talent et un caractère incroyable comme le gallois Craig Bellamy.

LLF : Comment juges-tu ta saison avec Créteil ?

HI : L’objectif a été atteint, nous nous sommes maintenus. Il y a eu plusieurs phases durant cette saison. Je suis venu épauler dans l’axe. Je me suis blessé durant 2-3 semaines, puis un passage à vide. Je suis revenu à gauche. Il y a eu des difficultés ainsi qu’un changement de coach. Mais ensuite nous avons montré une belle combativité et un bel état d’esprit à la différence de notre niveau de jeu. Face à nos adversaires directs, on a su répondre présent. Ce fut une année passable.

LLF : As-tu déjà envisagé de mettre fin à ta carrière ?

HI : Très bonne question (rires). Après le refus de la DNCG pour rejoindre Nancy, cette idée a traîné dans ma tête. Mais je n’étais pas prêt. Je suis en formation (Hérita Ilunga est en formation à distance où il prépare actuellement un DUGOS « Diplôme Universitaire Gestionnaire des Organisations Sportives »). J’ai signé 6 mois à Carquefou. Ca m’a fait du bien. Il me reste 1 an de contrat, je me sens bien. J’ai disputé 30 matches toutes compétitions confondues cette saison. On verra bien l’année prochaine, l’essentiel est de prendre du plaisir.

LLF : Du fait de ta grande expérience, quel message aurais-tu pour les jeunes aujourd’hui ?

HI : On trouve de moins en moins cette passion du foot c’est à dire celle de prendre du plaisir en jouant. C’est l’orientation du foot, les jeunes sont plus poussés vers la performance. Donc c’est normal mais tu dois avant tout prendre du plaisir. Il y a trop de pression sur leurs épaules. Prends du plaisir, ne lâches rien et rêves car c’est permis à tout le monde ! Ceux à la télé ont des bras et des jambes comme vous, dans le foot ça va très vite !

LLF : Avec ton œil de grand frère que penses-tu des Léopards aujourd’hui, notamment de leur CAN ?

HI : Je suis toujours l’actualité, depuis mon dernier match face au Cameroun. C’était la fin d’un cycle, il fallait un geste fort. Je suis supporter du Congo, je m’intéresse aux championnats locaux.

Le danger ? IL y a une nouvelle génération, un nouveau coach ; il faut donc éviter les erreurs du passé : l’improvisation, le manque de préparation. La troisième place à la CAN, il faut la voir comme une bénédiction. Quand tu commences, tu veux toujours gagner. Mais au début, je ne voyais pas ça pour nous. Il ne faut pas oublier d’où l’on vient. On vient de loin ! Les joueurs explosent, la méthodologie du coach est cool, la mayonnaise prend bien et ça me réjouit. Ils nous ont fait rêvés, c’était énorme ! La troisième place je ne sais pas si c’est mérité, mais nous l’avons donc soyons fiers. Bravo aux joueurs, au coach Florent Ibenge, à la fédération également d’avoir mis en place une infrastructure.

Mais maintenant on fait quoi avec cette troisième place ? Il ne faut surtout pas brûler les étapes, bien préparer les qualifications et être premiers ! Il faut une génération durable. En ce moment, beaucoup de nouveaux joueurs viennent avec de la joie et c’est important.

Il faut un objectif fixe. Gagner la CAN, c’est trop haut, il faut rester sur terre. Personne ne nous voyait troisième. Pour moi, l’objectif à la prochaine CAN est de se maintenir au même niveau, il faut s’installer durablement dans le TOP 5. Bien sûr, si on peut gagner il le faut. Mais l’objectif majeur à ne pas oublier est 2018, ce n’est pas loin. 2018 ça se prépare bien. Continuer à s’installer petit à petit, avoir de bons résultats. L’Algérie n’est pas devenue une grande équipe du jour au lendemain. Cela me tient à cœur, il ne faut pas se perdre et être cohérent. On est dans un tournant de notre football.

LLF : Nous nous sommes entretenus avec Chris Mavinga et nous a confié que tu as joué un rôle dans sa décision, que peux-tu dire à ce sujet ?

HI : Oui, on en a discutés ; je lui ai dit qu’il ne se rendait pas compte que jouer pour les A était énorme. On doit progresser c’est sûr, mais il n’y a pas que nous. Je lui ai dit ce que je pensais, j ai déjà eu ce genre de discours avec beaucoup d’autres joueurs dont Kembo Ekoko. J’espère qu’il fera très bientôt parti du groupe, c’est un joueur énorme. Tous ces joueurs on doit discuter avec eux pour essayer de les rassurer et de les récupérer.

LLF : Tu peux nous en dire un peu plus sur le cas Kembo Ekoko ?

HI : Ca fait un moment que Kembo veut jouer pour la RDC. Les infos sont très mal interprétées. Il aime le pays, on aurait aimé qu’il vienne un peu plus tôt mais c’est son choix. Le Qatar ne doit pas être un frein.

LLF : Au vue de ta carrière et ton influence te vois-tu aider les Léopards après ta carrière de footballeur ?

HI : Absolument ! J’ai des objectifs, mais je ne me vois pas coach et je l’ai toujours su. Par contre dans la direction, oui, pourquoi pas orienter une philosophie de club. J’ai toujours aimé être à la base d’une organisation, c’est pour ça que je fais tout pour obtenir mon diplôme dans ce domaine. Il faut s’organiser pour que ça aille mieux. Il y a déjà Aziz et Bageta et c’est déjà très bien.

LLF : Il y a-t-il une fonction qui t’intéresse plus qu’une autre ?

HI : Je sais ce que je veux et je veux vraiment aider et m’investir pour mon pays.

LLF : Que peux-tu dire concernant l’avenir de Florent Ibenge au sein des Léopards ?

HI : Pour moi, l’idéal est de se structurer, donner les meilleurs moyens à Florent Ibenge. Je pense que c’est l’homme de la situation. Plus il y a de déçus plus le niveau monte. On ne peut pas prendre tout le monde, à chaque sélection les 23 meilleurs sont retenus. ET ça, ça rendra notre foot meilleur et joyeux.

LLF : La fédération subit beaucoup de critiques, mais montre des signes de progrès, qu’en penses-tu ?

HI : La fédération dépend de l’Etat, elle fait un programme après le ministre doit le valider. On peut dire qu’elle se débrouille. Notre problème était marketing, un seul sponsor, ce fut honteux. La fédération n’est pas maître de tout. J’espère qu’elle pourra être plus automne rapidement car c’est très important pour l’évolution du foot congolais.

LLF : Au vue de la génération talentueuse dont tu as fait parti avec les Léopards, tu n’es pas déçu de ne pas avoir fait de meilleurs résultats avec cette équipe ?

HI : Oui, j’ai eu de la chance de faire deux CAN. C’était un désastre, mais une bonne compétition. Après en Egypte, on a fait un parcours honorable. On n’avait pas le niveau pour aller plus loin dans les compétitions. Notre génération était pendant le règne de l’Egypte il y avait aussi le Cameroun et le Nigeria. Nous avions de bonnes individualités, et Claude Leroy a fait sortir de nombreux joueurs. C’est dommage que nous n’ayons marqué aucune compétition. C’est un regret, on n’a pas été assez bons pour reproduire la dernière performance des Léopards. On retient une génération à ses résultats. Nous, nous avons eu du plaisir et avons rendu des compatriotes fiers. On était en sélection pendant les périodes de troubles mais ce n’est pas une excuse. Je tiens quand même à souligner que ce n’était pas évident, mais oui gros regret.

LLF : Que peux-tu dire du concept Léopard Leader Foot ?

HI : Je suis sur Instagram. C’est bien de donner des informations et de la visibilité. C’est important surtout via les réseaux sociaux, c’est top ! J’espère que vous allez bien vous développer, mais si vous restez aussi professionnels et aussi pointus dans vos questions, il n’y aura aucun souci.

LLF : Quel message as-tu pour le peuple congolais ?

HI : L’avenir est heureux, on a connu des moments délicats et difficiles. On a fait le dos rond. Il faut continuer de se battre et de supporter les Léopards. Tout le monde, tout un peuple est derrière eux et pas uniquement quand l’équipe gagne. Soyons derrière les joueurs et le coach pour que ça se passe le mieux possible.

LLF : Merci beaucoup à toi Hérita, et bonne chance pour la saison prochaine.

HI : Il n’y a pas de soucis, c’était avec grand plaisir bonne continuation à vous !

Phillipe Doucet : "La RDC peut gagner la CAN"

Journalise historique du groupe Canal+, Philippe Doucet est le Monsieur et l’Expert Afrique du groupe. Consultant lors de la dernière CAN, il PARTICIPE également à l’émission « Talents d’Afrique » aux côtés de Sandra Tshiyombo. Il nous donne son point de vue général sur les Léopards…

Léopard Leader Foot : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, qui est Philippe Doucet ?

Philippe Doucet : Un journaliste tout simplement. Donc qui doute et se pose des questions, notamment sur l’Afrique par passion. Et sur le foot en général.

LLF : Depuis quand vous intéressez-vous au foot africain et pourquoi ?

PD : J’étais volontaire quand Canal+ a SIGNÉ pour la CAN en 1992. Je n’étais jamais allé en Afrique. Je n’ai pas raté une CAN depuis.

PD : Bolasie est un joueur unique et original qui réussirait partout. La Premier League adore les créateurs comme lui. Allié à la puissance, il va monter, il n’y a aucun doute.

LLF : Qu’avez-vous pensé de la dernière CAN ?

PD : La CAN 2015 était plutôt bonne, même si aucune équipe est au-dessus du lot. Une finale sans surprise, mais entre 2 équipes qui pouvaient sauter au 1er tour.

LLF : Que pensez-vous du niveau des équipes africaines à l’échelle mondiale ?

PD : Equilibré. Je veux dire qu’il n’y a aucune grande équipe africaine, ce qui veut dire qu’aucune équipe pourrait GAGNER la coupe du monde. En 90-98, j’espérais mieux.

LLF : Que pensez-vous de l’équipe des Léopards de la RDC ? Peuvent-ils encore surprendre lors de la CAN 2017 et voir la prochaine coupe du monde ?

PD : Pour le potentiel de la RDC, je pense qu’elle a tout pour être un géant d’Afrique. La 3ème place ne devrait pas être une surprise. Si il y a un bon travail, la RDC restera en haut.

LLF : Que pensez-vous du travail accompli par le coach Florent Ibenge ?

PD : Florent Ibenge effectue un travail remarquable. Claude Le Roy a commencé, Ibenge a CONTINUÉ avec rigueur pour attirer les joueurs congolais. Il mérite bien mieux qu’un contrat de 1 an!

LLF : Actuellement Bolasie crève l’écran en Premier League. Que pensez-vous de lui ? Il attisera des convoitises cet été, quel championnat est le plus adapté à son style de jeu ?

PD : Bolasie est un joueur unique et original qui réussirait partout. La Premier League adore les créateurs comme lui. Allié à la puissance, il va monter, il n’y a aucun doute.

LLF : La RDC peut-elle gagner la prochaine CAN ?

PD : Oui la RDC peut gagner la CAN. Celle 2017 et de plus celle de 2019 lorsque quelques anciens auront été bien remplacés par des talents enfin attirés par les Léopards.

LLF : MERCI pour cet entretien.

PD : De rien, c’est avec plaisir.