Jonathan Manzanza, le parcours d’un salésien attaché aux Corbeaux !

Né le 21 juin 1998 à Kinshasa, Jonathan Manzanza est l’un des produits de la Katumbi Football Academy, qu’il a intégré en 2012 après un test concluant.

Six ans de formation faisant de lui un milieu récupérateur de métier, le jeune fait ses preuves au KFA et rejoint le CS Don Bosco en 2018, où il est titulaire jusqu’à ce jour.

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Éloigné des terrains suite à l’arrêt du championnat national pour cause de Coronavirus, Jonathan Manzanza s’est confié à la rédaction de Léopard Leader Foot.

Bonjour Jonathan. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? 

Je suis Jonathan Manzanza, milieu du CS Don bosco. Sur le terrain je me sens plus à l’aise quand je circule au milieu, en récupérateur ou en sentinelle. J’ai une bonne vision de jeu, je peux servir en attaque.

Comment tu vis cette période d’arrêt des compétitions suite au Covid-19 ?

Dans cette période critique surtout avec la pandémie du Coronavirus, en tant que footballeur, je vous avoue que le foot me manque énormément. Mais on n’a pas de choix, il faut se protéger et protéger les autres. J’espère au nom Jésus Christ que tout va bien se passer. En attendant je m’entraîne seul à maison, je fais des exercices : abdominaux, pompes, un peu de course, afin de garder ma forme.

Très jeune, tu as quitté Kinshasa ta ville natale, pour poursuivre ta carrière à Lubumbashi. Comment ça s’est passé ?

Au début j’avais vraiment des difficultés, même le simple fait d’y penser. Ça fait très mal d’être loin de la famille, les frères, les amis… et surtout que j’etais trop jeune. Mais au bout de quelques mois j’avais compris que c’était ça mon destin, et je me suis habitué à être loin d’eux.

Des souvenirs de Katumbi Football Academy ?

Être encadré par des grandes personnes qui comprennent très bien le football. Il y a le directeur de l’académie Regis Largeuse, le coach international congolais, Fish Mungongo, avec qui nous avons passé un temps chez Don Bosco. Un autre bon souvenir c’est la finale de la Coupe du Congo que KFA a malheureusement perdu face à Lupopo en 2015 (1-0). Mais aussi, je n’oublie jamais notre participation à un tournoi en Europe (en Norvège) en 2015.

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C’est ta deuxième saison à Don Bosco. Qu’est-ce qui t’a le plus marqué dans ce club ?

L’ambiance qu’il y a en Linafoot, la cour des grands. Jouer face aux grands clubs comme Mazembe, DCMP, V.Club, Sanga Balende, Renaissance, Lupopo… sur un même gazon que des super joueurs tels que Mputu, Tulenge, Kalaba, Bongonga, Kwame, Mumbere, Kone, Mondeko… C’est quelque chose de spécial.

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Au début c’était un peu difficile, quitter l’académie pour aller directement à Don Bosco. Mais avec l’aide de mes entraîneurs (coachs Kasongo, Fish, Muakasu) et celle de mes amis et coéquipiers, j’ai pu devenir un élément clé dans mon club… l’ambiance est très bonne ici.

Le club congolais qui t’attire le plus, où tu aimerais jouer un jour

Le club qui m’attire beaucoup en RDC c’est le TP Mazembe. Mais il y a aussi le Daring Club Motema Pembe, en seconde position.

Ton sentiment après ta sélection chez les Léopards U17 en 2015 ?

Je ne sais comment vous expliquer cela. Quand j’ai eu le coup de fil du coach Fish Mungongo, m’annonçant que j’étais sélectionné par le coach Éric Tshibasu pour la double confrontation face au Nigeria, je n’avais plus qu’à remercier le bon Dieu pour m’avoir donné cette opportunité.

Il t’arrive de penser à la sélection nationale ?

Oui ! Mon souhait est d’intégrer la sélection nationale des Léopards A’ pour jouer le Championnat d’Afrique des Nations, mais aussi être avec les Léopards un jour pour disputer une Coupe d’Afrique, pourquoi pas une Coupe du Monde.

Ton inspiration en RDC ?

Trésor Mputu.

Ton idole ?

Marco Verratti.

Un mot de la fin ?

Je remercie mon Dieu de m’avoir protégé et guidé durant mes années de formation au KFA, merci au président Moise Katumbi et à son épouse pour ce qu’ils font pour nous, merci aux encadreurs Fish Mungongo, Joan Curbile et au directeur de l’académie Regis Largeuse, à tous les amis devenus une famille, et aux coachs de Don Bosco. Je vais continuer à bosser dure pour atteindre mes objectifs.

Noa Mupemba, ce talent précoce qui se forge en France !

Dans les rangs des U19 du Mans FC se trouve un jeune dont la carrière pourrait prendre une trajectoire bien surprenante, Noa Mupemba.

Né à Juvisy-sur-Orge, le jeune attaquant qui a débuté à l’âge de 6 ans au Evry FC avant de passer par les U15 de Sochaux à ses 13 ans présente déjà des statistiques plus que convaincantes : 11 buts cette saison, 21 la saison passée.

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Âgé de 17 ans, le buteur d’origine congolaise n’exclut pas l’idée de rejoindre les Léopards. Il s’est confié à la rédaction de Léopard Leader Foot ce lundi 9 mars.

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Noa Mupemba, j’ai 17 ans et je joue au Mans FC.

Dans quel poste te sens tu le plus à l’aise sur le terrain ?

Je me sens plus à l’aise au poste d’attaquant de pointe mais je peux également évoluer au poste d’ailier.

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Âgé de 13 ans, tu as rejoint Sochaux ton premier club professionnel en 2016. Comment s’est passé ce transfert ?

Je jouais à Fontainebleau en U13 et avant de rejoindre le club de Sochaux, j’ai eu l’occasion de visiter différents autres clubs mais lorsque je me suis rendu à Sochaux, j’ai tout de suite été séduit par les infrastructures et le projet du club.

Quels souvenirs gardes tu de ton passage à Sochaux ?

J’y ai fait de très belles rencontres, j’ai eu pendant mon passage à Sochaux l’occasion d’échanger avec certains jeunes joueurs professionnels, comme Bryan Lasme ou encore Melvin Sitti qui m’ont beaucoup appris et aussi conseillé.

Actuellement tu es l’un des meilleurs buteurs de Le Mans, comment tu digères tout ça ?

Je suis content, ça fait plaisir. Ça montre également tout le travail personnel mais également de l’équipe. Cela me pousse et m’encourage à travailler plus afin de toujours faire mieux.

Quelles sont tes ambitions à long terme en club ?

Ma plus grande ambition à long terme est de signer mon premier contrat professionnel dans mon club actuel, d’y être performant avec les équipes de jeunes pour pouvoir accéder au haut niveau. Et pourquoi pas bien sûr gagner des titres en club et également en sélection… Mes ambitions personnels, je les garde pour moi si ça ne vous dérange pas.

Serais-tu prêt pour une sélection chez les Léopards ?

Une sélection chez les Léopards serait une belle expérience pour moi, et oui je pense aujourd’hui être prêt.

Quels sont les joueurs congolais que tu connais et apprécie ?

Ils sont nombreux, mais j’avoue avoir des préférences pour Cédric Bakambu parce qu’il joue le même poste que moi et est énormément décisive pour la sélection. Il y’a aussi Yannick Bolasie et Neeskens Kebano pour leur style de jeu et ce qu’ils apportent à la sélection.

Ton idole ?

Cristiano Ronaldo car c’est un bosseur, un compétiteur qui a travaillé très dur pendants des années et qui a marqué les esprits partout où il est passé. C’est tout simplement le meilleur joueur du monde.

Un mot de la fin ?

Je tiens à vous remercier pour ce temps que vous m’avez accordé et j’espère qu’à travers cet interview des grandes choses pourront se faire par la suite.

Depuis tout petit, Noa Mupemba attire la convoitise de plusieurs écuries en Europe. Serial buteur, il sera un élément à ne pas quitter des yeux lors des prochains mercatos. Pour la sélection, la pépite du Mans FC semble être bien parti sur les traces de Cédric Bakambu, reste à savoir s’il fera partie de la succession du buteur de Beijing Guoan !

Enquête de Thibault : le phénomène Muleka

À seulement 20 ans, fait de plus en plus parler de lui, grâce à ses bonnes prestations et ses 11 réalisations en l’espace de 17 rencontres : Jackson Muleka est en train de confirmer les bonnes impressions laissées la saison dernière.

Meilleur buteur de Vodacom Ligue 1 l’année dernière, avec 24 roses plantées, celui que son club surnomme « le Canonnier » semble inarrêtable.

Muleka avec les couleurs du TPM
Comparé aux plus grands

Il ne faut pas qu’il parte dans un club pour se griller. Il faut que ça soit un choix intelligent afin d’avoir du temps de jeu et de pouvoir rapidement s’acclimater.

J-P. Fanfan
José-Pierre Fanfan

Les journalistes internationaux s’arrachent la nouvelle pépite congolaise, à tel point qu’il est comparé à de grands joueurs africains tel quel… Sadio Mané, l’attaquant sénégalais de Liverpool (Angleterre).

En effet, José-Pierre Fanfan, ancien joueur professionnel (passé par Monaco, notamment) et aujourd’hui consultant sur Canal+ a un avis catégorique à propos de Muleka :

« Il a une marge de progression, il ne faut pas qu’il parte dans un club pour se griller. Il faut que ça soit un choix intelligent afin d’avoir du temps de jeu et de pouvoir rapidement s’acclimater. Il a vraiment un sens du but, sur ce qu’on a vu, il peut jouer dans la surface et aussi sur les côtés. Il a du potentiel. Sadio Mané est passé par cette étape pour être là où il est aujourd’hui. Quand il est venu à Metz personne n’imaginait qu’il serait le King quelques années plus tard »

Jackson Muleka avec le maillot congolais
Un intérêt européen

Les bonnes prestations ainsi que les statistiques affolantes de Jackson ne sont pas passés inaperçues aux yeux des scouts de certains clubs européens.
Selon nos informations, le club turc du Fenerbahce (D1) et le club français de l’Olympique de Marseille (Ligue 1) voulaient s’attacher les services du jeune congolais. Les clubs belges d’Anvers (Antwerp) mais également le RSC Anderlecht s’étaient renseignés au sujet de Muleka.
Toujours d’après nos informations, le déménagement vers l’Europe a été ralenti puis avorté suite à de nombreuses tractations d’agents peu scrupuleux, désireux de se greffer à ce transfert pour empocher des commissions.

Quel avenir pour ‘notre’ joueur ?

L’avenir du jeune prodige pourrait se trouver en Europe. Il s’agira de faire un choix judicieux, ne pas viser trop haut pour ne pas se brûler les ailes et plutôt intégrer un championnat technique, avec une once d’engagement physique pour se faire la main.
Muleka pourrait, selon moi, créer la surprise et devenir en quelque sorte le Erling Braut Håland congolais !

Eugenio Pina : le nouveau défi

Aujourd’hui âgée de 22 ans le jeune ailier congolais-portugais pure produit du centre de formation de La Louvière (Belgique) , relève un nouveau défi dans sa carrière.

Il a débute à l’âge de 16 ans en troisième division puis en 2017 il signe son premier contrat professionnel avec de le Standard de Liège jusqu’en juin 2020, malheureusement celui ci rompt son contrat en Janvier 2019 par manque de temps de jeu . Cependant en 2019 après la rupture de son contrat avec le standard, il retourne dans son club formateur ou il termine champion et par la suite rompt son contrat et reste sans club depuis mai 2019.

À la recherche d’un nouveau challenge pour mieux rebondir , Eugenio Pina s’engage avec Boulogne Billancourt (ACBB) son objectif à court terme est de pouvoir aider le club à ce maintenir et ce relancer au plus vite sur le plan sportif en visant toujours plus haut . Les portes lui sont grandes ouvertes pour le Tournoi de Toulon avec l’équipe nationale de la RDC dans la catégorie U23 .

Quelle équipe de la RDC au Tournoi Maurice Ravello ?

Vous le savez la RDC prendra part pour la deuxième fois à ce tournoi. Les Léopards reviennent dans une compétiton à laquelle ils ont pris part pour la première et unique fois en 2013. Avec une 10è place. Christopher Oualembo (sélectionneur des U23) et son staff tenteront de faire une équipe composée des meilleurs éléments du pays ainsi que certains joueurs talentueux en Europe.

«Ce sera assez diversifié. C’est une équipe intéressante, je veux vraiment laisser la surprise aux supporters car ce sera une belle équipe, avec des jeunes que l’on suit depuis plusieurs mois. Les gens seront contents»,

Peut-on lire sur le site officiel du tournoi.

Une occasion pour la RDC de partir de l’avant après l’élimination des U23 lors de la précédente campagne pour les JO 2020. La génération qui aura l’opportunité de s’exprimer en France pourrait servir dans le court ou moyen terme à l’équipe A. Le Tournoi Maurice Revello 2020 a lieu du 1er au 14 juin. Il est réservé aux espoirs. Par ailleurs, le détenteur du trophée est le Brésil en 2019 devant le Japon.

Charles Pickel : « Très rattaché à ma double culture! »

Ce nom vous est peut-être inconnu. Charles Pickel est un international espoir suisse évoluant à Grenoble. Charles est née d’un père suisse et d’une mère congolaise. Il s’est exprimé sur sa situation en club et sur sa position internationale.

Bonjour Charles peux-tu nous parlé de ton parcours ?

J’ai effectué toute ma formation de juniors au FC Bâle. En 2016, j’ai remporté le championnat de la Superleague (D1 Suisse) avec l’équipe première. Ensuite j’ai joué dans plusieurs équipes du championnat suisse Grasshoppers Zürich, Neuchâtel Xamax et Schaffhouse. J’évolue désormais depuis ce début de saison en France dans le club GF38 (Grenoble).

À quel poste te sens-tu le plus à l’aise ?

Je me sens à l’aise dans tous les postes du milieu de terrain axial offensif ou défensif.

Quels sont selon toi t’es qualités ?

Je pense avoir plusieurs qualités: la technique, l’agressivité, l’endurance, je suis un joueur « box to box“ je suis généreux dans l’éffort et aime le combat physique.

Quels sont tes objetifs sur le long terme ?

Je pense avoir une grande marge de progression et j’ai soif de m’améliorer après chaque match. Mes objectifs sont de gagner en régularité et jouer tous les matchs en Ligue 2 en espérant être encore plus décisif.
J’aimerais dans le futur découvrir un des grands championnats européens et gagner bien sûr le plus de titres possibles.

Que penses-tu de l’équipe nationale de la RDC ?

Je pense que l’équipe nationale du Congo est une équipe composée de joueurs de qualité. Les prestations lors de la dernière Can ont prouvé que le Congo est une grande nation de football et mérite à mon avis d’être comptée parmi les grandes équipes du continent Africain.

Ouvres-tu la porte de l’équipe nationale à ton deuxième pays ?

J’ai eu la chance d’évoluer et d’être sélectionné dans toutes les équipes de jeunes en sélection nationale Suisse. Ce serait d’autant plus pour moi, un grand plaisir et un véritable honneur de peut-être représenter l’équipe nationale du pays d’origine de ma mère, je ne ferme aucune porte étant très attaché à ma double culture.

Que peut-on te souhaiter pour la fin de la saison ?

Le plus important est de me souhaiter une bonne santé et de m’épanouir dans mon club.