Fally Ipupa s’exprime à travers LLF sur les léopards !

Il est sans doute l’artiste congolais numéro un, mais aussi l’un des premiers supporters des léopards de la RDC. On ne le présente plus il s’agit de Fally Ipupa. En compagnie de la journaliste de CANAL+ Sandra Tshiyombo, l’équipe de Léopard Leader Foot à rencontré « Dicap la merveille ». Dans cette entretien en deux parties, Fally pour la première fois s’exprime ouvertement sur son regard sur l’équipe nationale mais aussi sa vision à l’avenir de cette équipe avec le sujet brûlant des binationaux ..

Version écrite :

Sandra Tshiyombo : Alors avant d’entrer dans le vif du sujet, on va essayer de savoir quel genre de supporter tu es ! Si l’équipe de Léopard Leader Foot s’intéresse à toi c’est parce que tu es un artiste mais aussi parce que tu aimes le sport ! On le voit via les réseaux sociaux, tu suis beaucoup les Léopards donc on aimerait savoir comment tu leur apportes ton soutien.

Fally Ipupa : Je suis un amoureux du football d’abord, et ensuite un vrai supporter des Léopards. Je critique quand c’est nécessaire. Je pense qu’aujourd’hui on a une bonne équipe à qui il faut apporter du soutien et des critiques pour avancer.

ST : Quelles sont tes critiques concernant cette équipe ?

FI : Ils doivent rester « focus » (concentrer) et avant tout aimer le pays et le maillot, puis les victoires viendront.

ST : Quel genre de supporter tu es ? Est-ce que tu les soutiens dans les bons comme les mauvais moments ?

FI : Oui bien sûr, même quand ils perdent je suis toujours au stade. J’ai toujours le maillot chez moi à la maison. Qu’on perde ou qu’on gagne, je reste un vrai supporter.

ST : Tu as deux garçons si je me trompe pas ?

FI : Trois

ST : Est-ce-que tu aimerais les voir jouer pour les Léopards?

FI : Le premier est un futur avant-centre (rires). S’il devient professionnel et joue avec une sélection, ce sera avec les Léopards. Il rêve d’être footballeur. Il est congolais et jouera pour la RDC.

ST : Tu l’emmènes voir des matchs ?

FI : On a déjà vu l’équipe de France jouer. Mais il y a pas longtemps, c’était sa première fois à Kinshasa, au stade Tata Raphaël. Il était un peu perdu avec les chansons, les cris ! Mais je lui ai expliqué qu’il vivra ce genre d’ambiance s’il réalise son rêve, donc il faut être prêt. Dans sept ans maximum, il portera le maillot de l’équipe nationale.

ST : Pour ceux qui ne sont pas encore allés à Kinshasa, comment peux-tu leur d’écrire l’ambiance au stade Tata Raphaël ?

FI : Il faut avoir les nerfs solides, et être déterminé. Tout se passe bien quand tu joues bien, mais quand tu loupes une occasion, on t’insulte. Après, tout bon joueur peut jouer à Kinshasa. Il y a la pression certes, mais comme partout ailleurs.

ST : En parlant de Kinshasa, y-a-t-il une équipe que tu supportes en particulier ?

FI : Je supporte les Léopards du Congo (rires). Je supporte également toutes les équipes du Congo, mais avant tout, je supporte les Léopards, car ils rassemblent un peuple.

ST : Pour terminer cette première partie, une question sur ton actualité. Qu’est-ce-que tu nous prépares?

FI : Je pars aux États-Unis pour une tournée de quelques dates après retour au pays. (Interview réalisée avant le départ pour la tournée)

ST : Merci Fally

FI : C’est moi qui te remercie.

Léopard Leader Foot : Sandra a réalisé la première partie de cette interview pour savoir quel type de supporter tu es. Nous, on va s’intéresser au foot congolais, avec cette première question : quel est ton ressenti sur la CAN 2015 ?

Fally Ipupa : Je pense qu’on aurait pu la gagner. J’adore la Côte d’Ivoire mais sur le match contre a joué contre elle, je pense qu’on pouvait mieux faire. Mais bon, mieux vaut la troisième place que rien. Félicitation quand même aux Léopards !

LLF : Avec la CAN, il y a eu un nouvel élan dans le football congolais. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs qui sont arrivés. Que penses-tu de cette génération de joueurs notamment les binationaux ?

FI : Leur présence est importante. C’est le message que je passe toujours aux petits frères qui jouent ici (Ndlr: En Europe). Ils doivent jouer pour le pays. C’est bien de jouer pour son pays adoptif mais c’est encore mieux de jouer pour son propre pays. Aujourd’hui, on a les exemples de Didier Drogba ou de Yaya Touré. C’est toujours un plaisir de gagner un trophée avec son pays natal. Je suis vraiment content que des jeunes viennent jouer pour la RDC, surtout qu’ils sont talentueux. J’espère que dans deux ans il y en aura encore plus.

LLF : Excellente transition parce qu’on souhaite savoir comment tu vois les compétitions futures, sachant qu’il y a la CAN en 2017 et la Coupe du monde en 2018.

FI : Je pense que l’objectif est de jouer la finale de la prochaine CAN et puis ensuite se qualifier pour la prochaine Coupe du monde. C’est possible et faisable. Il suffit de mettre un peu d’intelligence et « d’ordre dans nos bêtises » et ça ira.

LLF : À la Coupe du monde, tu penses qu’on peut aller jusqu’où ?

FI : Je ne sais pas trop… Honnêtement, je pense qu’atteindre les quarts de finale c’est faisable. Vous savez, le Zaïre est le premier pays d’Afrique noire à avoir joué en Coupe du monde. On a quand même ce respect là, même si aujourd’hui, les gens ont tendance à l’oublier. Mais je pense qu’avec cette nouvelle génération et si on met un peu de sérieux, on ira un peu plus loin.

LLF : On sait que tu es très proche des Léopards. Avant le match à Madagascar, tu étais d’ailleurs à Kinshasa. Tu es parti les voir à l’hôtel. Comment ça s’est passé ?

FI : C’est le coach, le capitaine Youssuf Mulumbu et mon ami Azmak (Aziz Makukula) qui m’ont invité à venir partager un court moment avec mes frères car ils savent que je suis un vrai supporter. C’était une belle soirée. On a beaucoup échangé. Il y avait aussi Shabani Nonda, l’ancien capitaine des Léopards.

Par la suite, ils ont gagné le match. Ils ont très bien joué même si en première mi-temps, ils étaient timides. Mais après ils se sont lâchés. C’est comme ça qu’on veut voir notre équipe.

LLF : Un message pour le peuple congolais et l’équipe nationale ?

FI : Un message pour le peuple congolais, soutenons les Léopards, soyons unis. Pour tous les Léopard partout dans le monde : revenez, revenez ! Les jeunes footballeurs congolais on vous demande de jouer pour la RDC. Bien qu’il soit dans la difficulté, c’est le pays, il faut le soutenir. Il faut l’aider à devenir une grande nation africaine. Nous, nous sommes là pour vous soutenir. Vous en serez les premiers bénéficiaires en cas de succès.

LLF : Le message est passé, merci beaucoup Fally pour cet entretien.

FI : On est ensemble, Dicap La Merveille. Achetez l’album (rires).

Phillipe Doucet : « La RDC peut gagner la CAN »

Journalise historique du groupe Canal+, Philippe Doucet est le Monsieur et l’Expert Afrique du groupe. Consultant lors de la dernière CAN, il PARTICIPE également à l’émission « Talents d’Afrique » aux côtés de Sandra Tshiyombo. Il nous donne son point de vue général sur les Léopards…

Léopard Leader Foot : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, qui est Philippe Doucet ?

Philippe Doucet : Un journaliste tout simplement. Donc qui doute et se pose des questions, notamment sur l’Afrique par passion. Et sur le foot en général.

LLF : Depuis quand vous intéressez-vous au foot africain et pourquoi ?

PD : J’étais volontaire quand Canal+ a SIGNÉ pour la CAN en 1992. Je n’étais jamais allé en Afrique. Je n’ai pas raté une CAN depuis.


PD : Bolasie est un joueur unique et original qui réussirait partout. La Premier League adore les créateurs comme lui. Allié à la puissance, il va monter, il n’y a aucun doute.


LLF : Qu’avez-vous pensé de la dernière CAN ?

PD : La CAN 2015 était plutôt bonne, même si aucune équipe est au-dessus du lot. Une finale sans surprise, mais entre 2 équipes qui pouvaient sauter au 1er tour.

LLF : Que pensez-vous du niveau des équipes africaines à l’échelle mondiale ?

PD : Equilibré. Je veux dire qu’il n’y a aucune grande équipe africaine, ce qui veut dire qu’aucune équipe pourrait GAGNER la coupe du monde. En 90-98, j’espérais mieux.

LLF : Que pensez-vous de l’équipe des Léopards de la RDC ? Peuvent-ils encore surprendre lors de la CAN 2017 et voir la prochaine coupe du monde ?

PD : Pour le potentiel de la RDC, je pense qu’elle a tout pour être un géant d’Afrique. La 3ème place ne devrait pas être une surprise. Si il y a un bon travail, la RDC restera en haut.


LLF : Que pensez-vous du travail accompli par le coach Florent Ibenge ?

PD : Florent Ibenge effectue un travail remarquable. Claude Le Roy a commencé, Ibenge a CONTINUÉ avec rigueur pour attirer les joueurs congolais. Il mérite bien mieux qu’un contrat de 1 an!


LLF : Actuellement Bolasie crève l’écran en Premier League. Que pensez-vous de lui ? Il attisera des convoitises cet été, quel championnat est le plus adapté à son style de jeu ?

PD : Bolasie est un joueur unique et original qui réussirait partout. La Premier League adore les créateurs comme lui. Allié à la puissance, il va monter, il n’y a aucun doute.


LLF : La RDC peut-elle gagner la prochaine CAN ?

PD : Oui la RDC peut gagner la CAN. Celle 2017 et de plus celle de 2019 lorsque quelques anciens auront été bien remplacés par des talents enfin attirés par les Léopards.

LLF : MERCI pour cet entretien.

PD : De rien, c’est avec plaisir.

Interview de Hérita Ilunga

Grand nom du football congolais, et ancien international léopard Hérita Ilunga s’exprime pour la rédaction de Léopard Leader Foot. Dans cet entretien, Hérita revient sur toute sa carrière internationale et en club. Il revient également sur l’actualité des Léopards avec un regard de « grand frère » sur cette nouvelle génération et évoque l’avenir des Léopards et le sien.

Léopard Leader Foot : Bonjour Hérita, tout le monde te connaît, mais pouvons-nous revenir sur ta carrière bien remplie ?

Hérita Ilunga : J’ai commencé à l’Espanyol Barcelone, ça s’est mal passé. Le coach qui m’avait fait signer a été limogé. J’étais avec la réserve. J’ai fait un test à Saint-Étienne, puis j’ai signé et j’y ai passé 4 ans. J’ai connu la montée de la Ligue 2 à la Ligue 1. Ensuite, j’ai effectué une saison à Toulouse avant d’aller découvrir la Premier League, avec West Ham pendant 4 ans, puis à Doncaster durant une courte période 6 mois. Après cela, j’ai eu un passage à vide sans club qui a duré 6 mois puis j’ai repris à Rennes. Après Rennes, je devais signer à Nancy mais le club avait des problèmes financiers et la DNCG a refusé. J’ai trouvé un point de chute à Créteil qui était en National et maintenant nous sommes en L2.

Il y a eu également la sélection que j’ai arrêtée il y a 4 ans lors de la saison 2011/2012.

LLF : Quelle a été ta meilleure expérience lors de ta carrière ?

HI : Saint-Étienne c’était ma première réelle expérience, j’ai tout appris et tout découvert. La montée, le public énorme du Chaudron : c’est une famille ! J’ai aussi disputé la coupe d’Europe. Il y a également mon épisode en Premier League, c’est un rêve chaque match ; le public et l’organisation autour des matches ça n’a rien avoir. Et comment ne pas parler de la sélection ; un message à tous ceux qui hésitent : il n’y a pas plus de bonheur que de jouer sous ce maillot, surtout pour un pays avec une grande histoire comme la nôtre. La sélection c’est le summum ! Bien sûr, on a nos soucis, mais il y a tellement de pression, de bonne pression, qui te canalise : c’est énorme. Et une simple victoire fait la joie de millions de gens.

Mais en général, je retire du positif partout.

LLF : Dans ta longue carrière il y a sans doute des grands joueurs qui t’ont marqué. Si tu devais sortir quelqu’un, qui dirais-tu ?

HI : Lors de ma formation chez les jeunes à Rennes, Shabani Nonda était professionnel déjà. Puis le revoir en sélection était quelque chose d’énorme. C’est un joueur extrêmement professionnel, un leader un excellent capitaine. Ce fut une chance de le côtoyer.

Mais il y a eu beaucoup de grands joueurs, surtout en Angleterre. Quand tu affrontes Chelsea et que devant toi il y a Terry, A.Cole, Drogba ou encore Manchester United de Sir Alex avec Ronaldo sur qui j’ai défendu et à sa sortie, il est remplacé par Nani ; sachant que dans cette équipe il y a Scholes et Rooney. Ou bien à Arsenal, j’y ai affronté Robin Van Persie et Adebayor.

Dans mon club de West Ham il y avait des joueurs énorme également Behrami, Scott Parker ou encore un joueur avec un talent et un caractère incroyable comme le gallois Craig Bellamy.

LLF : Comment juges-tu ta saison avec Créteil ?

HI : L’objectif a été atteint, nous nous sommes maintenus. Il y a eu plusieurs phases durant cette saison. Je suis venu épauler dans l’axe. Je me suis blessé durant 2-3 semaines, puis un passage à vide. Je suis revenu à gauche. Il y a eu des difficultés ainsi qu’un changement de coach. Mais ensuite nous avons montré une belle combativité et un bel état d’esprit à la différence de notre niveau de jeu. Face à nos adversaires directs, on a su répondre présent. Ce fut une année passable.

LLF : As-tu déjà envisagé de mettre fin à ta carrière ?

HI : Très bonne question (rires). Après le refus de la DNCG pour rejoindre Nancy, cette idée a traîné dans ma tête. Mais je n’étais pas prêt. Je suis en formation (Hérita Ilunga est en formation à distance où il prépare actuellement un DUGOS « Diplôme Universitaire Gestionnaire des Organisations Sportives »). J’ai signé 6 mois à Carquefou. Ca m’a fait du bien. Il me reste 1 an de contrat, je me sens bien. J’ai disputé 30 matches toutes compétitions confondues cette saison. On verra bien l’année prochaine, l’essentiel est de prendre du plaisir.

LLF : Du fait de ta grande expérience, quel message aurais-tu pour les jeunes aujourd’hui ?

HI : On trouve de moins en moins cette passion du foot c’est à dire celle de prendre du plaisir en jouant. C’est l’orientation du foot, les jeunes sont plus poussés vers la performance. Donc c’est normal mais tu dois avant tout prendre du plaisir. Il y a trop de pression sur leurs épaules. Prends du plaisir, ne lâches rien et rêves car c’est permis à tout le monde ! Ceux à la télé ont des bras et des jambes comme vous, dans le foot ça va très vite !

LLF : Avec ton œil de grand frère que penses-tu des Léopards aujourd’hui, notamment de leur CAN ?

HI : Je suis toujours l’actualité, depuis mon dernier match face au Cameroun. C’était la fin d’un cycle, il fallait un geste fort. Je suis supporter du Congo, je m’intéresse aux championnats locaux.

Le danger ? IL y a une nouvelle génération, un nouveau coach ; il faut donc éviter les erreurs du passé : l’improvisation, le manque de préparation. La troisième place à la CAN, il faut la voir comme une bénédiction. Quand tu commences, tu veux toujours gagner. Mais au début, je ne voyais pas ça pour nous. Il ne faut pas oublier d’où l’on vient. On vient de loin ! Les joueurs explosent, la méthodologie du coach est cool, la mayonnaise prend bien et ça me réjouit. Ils nous ont fait rêvés, c’était énorme ! La troisième place je ne sais pas si c’est mérité, mais nous l’avons donc soyons fiers. Bravo aux joueurs, au coach Florent Ibenge, à la fédération également d’avoir mis en place une infrastructure.

Mais maintenant on fait quoi avec cette troisième place ? Il ne faut surtout pas brûler les étapes, bien préparer les qualifications et être premiers ! Il faut une génération durable. En ce moment, beaucoup de nouveaux joueurs viennent avec de la joie et c’est important.

Il faut un objectif fixe. Gagner la CAN, c’est trop haut, il faut rester sur terre. Personne ne nous voyait troisième. Pour moi, l’objectif à la prochaine CAN est de se maintenir au même niveau, il faut s’installer durablement dans le TOP 5. Bien sûr, si on peut gagner il le faut. Mais l’objectif majeur à ne pas oublier est 2018, ce n’est pas loin. 2018 ça se prépare bien. Continuer à s’installer petit à petit, avoir de bons résultats. L’Algérie n’est pas devenue une grande équipe du jour au lendemain. Cela me tient à cœur, il ne faut pas se perdre et être cohérent. On est dans un tournant de notre football.

LLF : Nous nous sommes entretenus avec Chris Mavinga et nous a confié que tu as joué un rôle dans sa décision, que peux-tu dire à ce sujet ?

HI : Oui, on en a discutés ; je lui ai dit qu’il ne se rendait pas compte que jouer pour les A était énorme. On doit progresser c’est sûr, mais il n’y a pas que nous. Je lui ai dit ce que je pensais, j ai déjà eu ce genre de discours avec beaucoup d’autres joueurs dont Kembo Ekoko. J’espère qu’il fera très bientôt parti du groupe, c’est un joueur énorme. Tous ces joueurs on doit discuter avec eux pour essayer de les rassurer et de les récupérer.

LLF : Tu peux nous en dire un peu plus sur le cas Kembo Ekoko ?

HI : Ca fait un moment que Kembo veut jouer pour la RDC. Les infos sont très mal interprétées. Il aime le pays, on aurait aimé qu’il vienne un peu plus tôt mais c’est son choix. Le Qatar ne doit pas être un frein.

LLF : Au vue de ta carrière et ton influence te vois-tu aider les Léopards après ta carrière de footballeur ?

HI : Absolument ! J’ai des objectifs, mais je ne me vois pas coach et je l’ai toujours su. Par contre dans la direction, oui, pourquoi pas orienter une philosophie de club. J’ai toujours aimé être à la base d’une organisation, c’est pour ça que je fais tout pour obtenir mon diplôme dans ce domaine. Il faut s’organiser pour que ça aille mieux. Il y a déjà Aziz et Bageta et c’est déjà très bien.

LLF : Il y a-t-il une fonction qui t’intéresse plus qu’une autre ?

HI : Je sais ce que je veux et je veux vraiment aider et m’investir pour mon pays.

LLF : Que peux-tu dire concernant l’avenir de Florent Ibenge au sein des Léopards ?

HI : Pour moi, l’idéal est de se structurer, donner les meilleurs moyens à Florent Ibenge. Je pense que c’est l’homme de la situation. Plus il y a de déçus plus le niveau monte. On ne peut pas prendre tout le monde, à chaque sélection les 23 meilleurs sont retenus. ET ça, ça rendra notre foot meilleur et joyeux.

LLF : La fédération subit beaucoup de critiques, mais montre des signes de progrès, qu’en penses-tu ?

HI : La fédération dépend de l’Etat, elle fait un programme après le ministre doit le valider. On peut dire qu’elle se débrouille. Notre problème était marketing, un seul sponsor, ce fut honteux. La fédération n’est pas maître de tout. J’espère qu’elle pourra être plus automne rapidement car c’est très important pour l’évolution du foot congolais.

LLF : Au vue de la génération talentueuse dont tu as fait parti avec les Léopards, tu n’es pas déçu de ne pas avoir fait de meilleurs résultats avec cette équipe ?

HI : Oui, j’ai eu de la chance de faire deux CAN. C’était un désastre, mais une bonne compétition. Après en Egypte, on a fait un parcours honorable. On n’avait pas le niveau pour aller plus loin dans les compétitions. Notre génération était pendant le règne de l’Egypte il y avait aussi le Cameroun et le Nigeria. Nous avions de bonnes individualités, et Claude Leroy a fait sortir de nombreux joueurs. C’est dommage que nous n’ayons marqué aucune compétition. C’est un regret, on n’a pas été assez bons pour reproduire la dernière performance des Léopards. On retient une génération à ses résultats. Nous, nous avons eu du plaisir et avons rendu des compatriotes fiers. On était en sélection pendant les périodes de troubles mais ce n’est pas une excuse. Je tiens quand même à souligner que ce n’était pas évident, mais oui gros regret.

LLF : Que peux-tu dire du concept Léopard Leader Foot ?

HI : Je suis sur Instagram. C’est bien de donner des informations et de la visibilité. C’est important surtout via les réseaux sociaux, c’est top ! J’espère que vous allez bien vous développer, mais si vous restez aussi professionnels et aussi pointus dans vos questions, il n’y aura aucun souci.

LLF : Quel message as-tu pour le peuple congolais ?

HI : L’avenir est heureux, on a connu des moments délicats et difficiles. On a fait le dos rond. Il faut continuer de se battre et de supporter les Léopards. Tout le monde, tout un peuple est derrière eux et pas uniquement quand l’équipe gagne. Soyons derrière les joueurs et le coach pour que ça se passe le mieux possible.

LLF : Merci beaucoup à toi Hérita, et bonne chance pour la saison prochaine.

HI : Il n’y a pas de soucis, c’était avec grand plaisir bonne continuation à vous !

Kebano nous parle de sa situation en sélection

Auteur d’une excellente saison en club avec Charleroi, l’un des 23 médaillé de bronze Neeskens Kebano s’entretient avec la redaction de Léopard leader foot. Il revient sur son adaptation à la belgique et sa première expérience international sous de la RDC.

Léopard Leader Foot : Alors Neeskens, peut tu nous faire un petit rappel de ton parcours en club et en sélection?

Neeskens Kebano : J’ai commencer a l’asam montereau, puis le Paris Saint Germain de 2006 à 2013 puis a Charleroi maintenant. Au niveau international j’ai joué avec l’équipe de France de 2009 à 2013 et la RDC en 2014.

LLF : Comment c’est passé ton adaptation au championnat belge ?

N.K : Ca va ça s’est bien passé on m’a tout de suite mis a l’aise et c’est ce qui m’a permis de bien m’adapter.

LLF : Quels sont tes objectifs individuels et collectifs avec Charleroi?

N.K : Ah moi je me projette pas dans le futur, je vis jour après jour donc j’essaye de donner le meilleur de moi match après match.

LLF : On commence à entendre ton nom dans des rumeurs de transferts, où est ce que tu te vois l’année prochaine ?

N.K : Ah ça je sais pas, moi en tout cas j’irais n’importe où, l’on voudra de moi.

LLF : Peux tu nous expliquer comment tu as vécu cette Can, toi qui était au sein du groupe?

N.K : Ça c’est très bien passé , c’était vraiment une très bonne expérience il y a pas de mot, et en plus on a eu un très beau parcours à la clé.

LLF : Quel est ton plus beau souvenir?

N.K : La victoire contre le congo (4-2)

LLF : Mardi, le sélectionneur Florent Ibenge à officialisé sa liste de 26 joueurs pour le stage à dubaï. Beaucoup de nouveaux joueurs notamment des binationaux dans la liste, qu’en penses tu? Et selon toi votre can à joué un rôle ?

N.K : Bien sûr qu’elle a joué un rôle, je pense que tous les congolais du monde ont été touché par notre parcours et ça leur à donner envie de jouer pour la rdc.

LLF : Encore merci et bon courage pour la fin de saison avec Charleroi, et pour la suite de ta carrière.

N.K : Merci beaucoup.

Noah Lunsi : «Longtemps qu’on avait pas été aussi structuré»

C’est l’une des personnalités congolaises du moment et incontournables sur les réseaux sociaux, Noah Lunsi. Il nous a reçu pour nous accorder un entretien exclusif à la rédaction de Léopard Leader foot. Son parcours, son regard sur le foot congolais, l’affaire Batshuayi et ses projets; il nous dit tout avec joie et bonne humeur.

 

Léopard Leader Foot : Bonjour Noah, peux-tu nous faire une petite présentation de toi ?

 

Noah Lunsi : Noah Lunsi, humoriste, comédien, ancien footballeur, depuis 1 an il y a une vague « vine instagram » depuis l’année dernière. Je suis quelqu’un de très convivial, taquin, j’aime rire, « tailler » les gens.

 

J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires). 
J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires
J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires)
J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires). 
J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires).J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me tap
J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires). 

J’ai vu la vidéo d’un ami qu’il a mis sur Instagram : j’étais mort de rire. Je me suis dit : je vais faire un remake. Et à ma grande surprise, ça a pris une grande ampleur, de fil en aiguille. Au début, c’était pour rire quand j’avais le temps, après l’entraînement, puis on me demandait à quand la prochaine vidéo. Bah j’ai continué et j’allais pas m’inventer une vie, j’allais parler de mon quotidien et de celui de mes proches, d’où Vieux Boxer. J’ai un oncle qui est exactement comme lui, mais je peux pas donner son nom sinon il va me taper (rires).

 

LLF : Quel est ton parcours footballistique ? 

 

Léopard Leader Foot : Quel est ton parcours footballistique ?

 

 

N.L : J’ai été formé à l’AJ Auxerre, je suis de la génération 1987. J’ai donc côtoyé beaucoup de joueurs qui sont aujourd’hui au plus haut niveau. Ensuite j’ai évolué en CFA, notamment à Andrezieux. Je suis aussi allé en première division au Luxembourg pendant un an. Après, je suis revenu en CFA à Chatelrault. Mon dernier club a été Izernia en Italie, club de Série C. J’ai dû rompre mon contrat à l’amiable à cause des problèmes financiers en Italie. Je suis rentré en France où j’ai eu des propositions de clubs de CFA et même National mais je voulais jouer à un niveau au dessus. Puis, je suis tombé dans les vines et elles ont pris le pas. Ce fut une ouverture professionnelle beaucoup plus concrète et sérieuse que le foot. Je vivais du foot, mais les vidéos ont pris une dimension qui ne se refuse pas

 

LLF : Quel est ton parcours footballistique ?

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LLF : Quel est ton parcours footballistique ? 

 

LLF : Quel est ton parcours footballistique ? 

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LLF : Quel est ton parcours footballistique ? 
LLF : Quel était ton poste en tant que joueur ? 

 

Léopard Leader Foot : Quel était ton poste en tant que joueur ?


N.L : J’ai été formé défenseur central, mais je jouais latéral et ce par rapport à ma vitesse. Ceux qui ont joué avec moi connaissent ma pointe de vitesse, donc sa veut dire si encore on fait un match attention « okomela mpema » (Tu vas souffrir) (rires). Je m’entraîne encore, quand je peux, dès qu’il y a un match je joue. Le foot  « était toute ma vie » jusqu’à l’année dernière, mais Dieu a choisi un tournant autre pour ma vie.

 

 

Léopard Leader Foot : 

 

N.L : Totalement ! J’aurais joué pour la RDC! Je pense que le choix de la France ou la RDC reste complexe. Car si j’avais le niveau de jouer pour la France ou la RDC, je ne sais pas comment j’aurais agi. Ca dépend de l’évolution de la carrière d’un joueur. A titre d’exemple, parce que c’est un ami, un joueur comme Blaise Matuidi, s’il joue pour la France c’est qu’il a les qualités et le potentiel. Mais il pourrait aussi choisir le Congo car des joueurs comme Eto’o ou Drogba n’ont rien à envier aux joueurs de l’équipe de France. C’est un choix de personne, moi j’aurai choisi le Congo. J’ai tout fait en France mais j’ai tellement peu connu la terre de mes ancêtres que la représenter m’aurait vraiment fait plaisir.

 

 

 T’informes-tu sur l’actualité footballistique ?  

 

 T’informes-tu sur l’actualité footballistique ?  

Léopard Leader Foot : T’informes-tu sur l’actualité footballistique ?

 

 

N.L : Toujours, je regards souvent L’Equipe 21, j’ai pas mal d’amis dans le milieu du foot. Par exemple, mon propre cousin Hérita (Ilunga) ancien Léopard. Donc le foot, c’est dans le sang. Je suis parisien à 100% donc je suis obligé de suivre. 

N.L : Toujours, je regards souvent L’Equipe 21, j’ai pas mal d’amis dans le milieu du foot. Par exemple, mon propre cousin Hérita (Ilunga) ancien Léopard. Donc le foot, c’est dans le sang. Je suis parisien à 100% donc je suis obligé de suivre

 

Léopard Leader Foot : Qu’as-tu pensé de la RDC lors de la CAN ?

 

N.L : Sincèrement, je pense que c’était une très bonne CAN, dans le sens où ça faisait longtemps qu’on n’avait pas été aussi structurée. Pour moi le match référence de la CAN c’est contre le Congo Brazzaville. J’ai beaucoup de respect pour mes frères brazzavillois mais on ne pouvait pas perdre contre vous (rires). La hargne qu’ils ont mis dans ce match pour revenir, je me suis dit que cette équipe, dans quelque années, va faire mal. J’ai beaucoup aimé leur état d’esprit.

 

Je tenais à leur dire « chapeau » et c’est pour ça que sur les réseaux je n’ai cessé de les féliciter. Très fier des Léopards

 

Léopard Leader Foot : Si tu devais nommer un joueur qui t’a marqué pendant cette CAN, ça serait qui ?

 

N.L : Un joueur, ça serait difficile. J’ai été footballeur je sais que c’est un sport collectif, qu’on est rien sans l’autre. Autant notre gardien Kidiaba, à qui je tire mon chapeau et lui souhaite une bonne retraite bien méritée, autant Kimwaki qui rentre et qui marque ou encore l’apport moral de Youssouf (Mulumbu), qui est en soutien, qu’on ne voit pas mais qui apporte un bien fou à l’équipe. C’est un vrai leader d’équipe. Et Yannick (Bolasie) qui a été époustouflant à la CAN grâce à son talent. Donc si je devais en sortir un, ça serait Yannick : il a prouvé que le RDC va devoir compter sur lui dans les années à venir.

 

Léopard Leader Foot : 

 

N.L : Honnêtement je sens qui si l’on garde la même équipe et qu’on ajoute deux ou trois éléments, on peut faire très mal. Il y a un bon état d’esprit dans ce groupe. Si la fédération garde le coach, qui a fait du très bon boulot, on va avoir une très bonne équipe pour les prochaines compétitions.

 

LLF : Connais-tu ou côtois-tu différents joueurs d’origine congolaise ?

 

 

N.L : Oui, Blaise Matuidi, Youssuf Mulumbu, Lynel Kiatambala  
De loin à Auxerre, je jouais avec la CFA et lui chez les pros, Romelu Lukaku, Christian Benteke, Eliaquim Mangala ainsi que Chris Mavinga, d’ailleurs je vais l’engrainer pour qu’il joue (rires). Et Harrison Manzala, qui est très fort, il faut le surveiller de très près. S’il ne fait pas n’importe quoi, ça va être quelque chose. Il a un talent brut. Dans tous les centres de formation, il y a des congolais et ça me fait vraiment plaisir. Si j’ai oublié quelqu’un, désolé (rires) ! 

N.L : Oui, Blaise Matuidi, Youssuf Mulumbu, Jires Kembo ,  Lynel Kiatambala

 

De loin à Auxerre, je jouais avec la CFA et lui chez les pros, Romelu Lukaku, Christian Benteke, Eliaquim Mangala ainsi que Chris Mavinga, d’ailleurs je vais l’engrainer pour qu’il joue (rires). Et Harrison Manzala, qui est très fort, il faut le surveiller de très près. S’il ne fait pas n’importe quoi, ça va être quelque chose. Il a un talent brut. Dans tous les centres de formation, il y a des congolais et ça me fait vraiment plaisir. Si j’ai oublié quelqu’un, désolé (rires) !

 

LLF : Vous parlez de la sélection avec ceux qui peuvent encore jouer pour les léopards ?

 

N.L : Oui, Harrison j’en ai parlé avec lui. Et même avec Hérita Ilunga.

 

LLF : Tu le vois dans la fédération plus tard ? (Ilunga)

 

 

N.L : Totalement, à la fédération il faut des gens compétents, comme toutes les grandes fédérations. Ca serait normal. Il se doit et doit travailler avec la fédération si on fait appel à lui.   

N.L : Totalement, à la fédération il faut des gens compétents, comme toutes les grandes fédérations. Ca serait normal. Il se doit et doit travailler avec la fédération si on fait appel à lui

 

LLF : Et toi, de part ta notoriété et ton approche du foot, un poste d’ambassadeur ça te dirait ?

 

N.L : Oui oui, moi je n’attends que ça. Si la fédération m’appelle, je serai leur serviteur sans problème.

 

LLF : Tu as récemment fait parler de toi sur la toile dans l’affaire Batshuyai, tu peux nous expliquer ?

Des amis à moi m’ont parlé d’un joueur qui avait manqué de respect au Congo, je me suis dit qui a fait ça ? Même Pelé ne l’a jamais fait! On me dit que c’est un joueur de Marseille, un attaquant mais moi je ne le connaissais pas. On m’apprend qu’il a refusé la sélection, mais le problème n’est pas là. J’ai des amis qui ont choisi de pas jouer pour le Congo mais pour d’autres sélections. On m’a également donné des preuves sur son non-respect, que j’ai vu comme beaucoup. On a attendu sa position mais il retweetait tous les gens qui disaient qu’il n’avait fait le bon choix de choisir la Belgique. Ca m’a attristé quand même, par rapport à la situation actuelle du Congo, on essaye de monter les marches. Je n’ai pas apprécié ses retweets alors que les gens comptaient sur lui, pour moi c’était comme s’il narguait un peu les gens ; et je n’étais pas le seul à le penser. Et comme je l’ai dit, je parle de mon quotidien dans mes vidéos. Et là on m’a dit : « vas-y Noah, traites ce sujet, fais une vidéo sur ça ». D’où la vidéo. C’est une vidéo humoristique, je n’insulte personne, j’ai tourné en dérision le sujet. Apparemment il a été touché, car il aimait beaucoup ce que je faisais. J’ai reçu des insultes de son petit frère mais je n’en ai pas tenu compte. J’ai juste averti son entourage de faire attention car lui et moi n’avons pas le même âge et qu’il serait bête d’en arriver à des choses, en dehors du football. Ca n’a rien de personnel, s’il veut qu’on se voit pour en discuter, il n’y a pas de problème. D’ailleurs, je le félicite, il a mis deux buts. Si je dois faire des vidéos pour qu’il marque, je le ferai.

 

LLF : Comment ça se passe sur Trace Tv avec Fanny ?

 

 

N.L : (rires) Fanny est une amie !!! Je tiens à stopper les polémiques, je ne suis pas son nouveau boy-friend. C’est quelqu’un qui se préserve beaucoup.  
Pour son émission, elle avait besoin d’un comédien et elle a donc pensé à moi, et ça s’est super bien passé. 

N.L : (rires) Fanny est une amie !!! Je tiens à stopper les polémiques, je ne suis pas son nouveau boy-friend. C’est quelqu’un qui se préserve beaucoup. Pour son émission, elle avait besoin d’un comédien et elle a donc pensé à moi, et ça s’est super bien passé.

LLF : Comment tu vis ta nouvelle carrière de « vineur » ?


N.L : Je le vis très bien, dans le sens où au début c’était nouveau pour moi qu’on me reconnaisse dans la rue, même si j’ai un physique qui ne passe pas inaperçu. Ce n’est pas tout le monde qui est tatoué de partout. Mais même quand tu reçois tous ces messages, tu ne comprends pas, et ça te touche ; on ne peut pas dire qu’on s’y habitue mais tu vis avec.

 

LLF : Quels sont tes projets à l’avenir ?

 

N.L : Beaucoup de choses, j’ai récemment signé avec le label de Maître Gim’s. Il y aura une série centrée autour de moi. Un court métrage arrive également, avec une approche cinématographique. Et à l’avenir, c’est une carrière d’acteur que je souhaiterais avoir si Dieu le veut.


LLF : Pour finir, aurais-tu un mot pour le peuple congolais du monde entier qui lira cette interview ?

 

N.L : Déjà, je tiens à vous remercier toute votre équipe Léopard Leader Foot de m’avoir accordé cette interview. Pour toute la diaspora congolaise, un gros big up à tous ceux qui suivent l’actualité, c’est important. Qu’on soit nés en Afrique ou en France, Belgique, Suisse et autres, on reste congolais. C’est important que là où tu vas, tu emmènes de là oà tu viens. Il faut que les gens continuent à vous lire parce que je pense que vous faites du bon travail et vous irez très loin. On est ensemble !

Merci c’est très gentil

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Wilson Kamavuaka nous parle des léopards

L’équipe de Léopard leader Foot, c’est entretenue avec Wilson Kamavuaka. Le milieu polyvalent l’un des invités surprise de la dernière liste de Florent Ibenge se présente et s’explique sur sa saison, ces objectifs et son amour pour le maillot de la RDC.

Léopard leader Foot: Bonjour Wilson, peux tu nous faire ne petite présentation de toi et de ton parcours?

Wilson Kamavuaka : Wilson kamavuaka,  24 ans et joueur de Stum Gratz en Autriche. J’ai fait ma formation chez les jeunes à Cologne (Allemagne) ensuite j’ai était à Hoffenheim où j’ai signé pro, l’année où le club à était champion d’automne avec des joueurs comme Demba Ba. J’ai était transféré à Nuremberg sous les ordres de Dieter Hecking (actuel coach de Wolfsburg), et ma première titularisation était face au Bayern c’est la qu’on a commencé à me connaître. J’ai était prêté en D2 allemande a Jahn Regensburg ou j’ai eu beaucoup de temps de jeu. Après cette saison le FC Malines (Belgique) ma recruté. Après cette saison plutôt complète (18 matchs 3 buts) je suis partit en Autriche.

LLF : Choix assez surprenant, pourquoi l’Autriche?

W.K : Un jeune doit progresser, regarder ce qui est bien pour lui. L’Autriche était une opportunité pour progresser. Un club qui veut de toi, et qui te le montre car le coach, le président m’ont appelés pour me présenter le projet qui est intéressant c’est flatteur.  J’ai eu des garanties de temps de jeu. La Bundesliga c’est bien mais il faut jouer être en tribune ça sert à rien. Et si je joue j’augmente mes chances de jouer pour les Léopards.

LLF : Peux tu nous expliquer quel profil de joueur es tu?

W.K : Je suis un milieu polyvalent, de formation milieu défensif.  Mais à Malines j’ai joué 8 (relayeur),  en Allemagne j’étais par moment 4 (défenseur central). Chaque entraîneur à sa vision.  

LLF : Quelle est la situation de ton club actuellement dans le championnat Autrichien?  

W.K : Nous sommes 4e,  donc pour le moment en qualification pour l’Europa League. L’objectif du club est d’être deuxième et donc obtenir une place pour les qualification de la Ligue des champions.

LLF : Pour toi, quels sont tes objectifs individuels?

W.K : Effectuer une bonne saison ainsi que progresser dans mon jeu, et pour cela je dois faire en sorte d’avoir toujours du temps de jeu et devenir indiscutable.

LLF : Tu as déjà porté le maillot des Léopards, tu peux revenir dessus?

W.K : Oui bien sûr, j’ai commencé chez les u19 avec Éric Tshibasu puis j’ai porté le maillot des espoirs avec le coach Christian Tsingi et Otis Ngoma. Ensuite j’ai eu ma première sélection avec les A en 2010 sous les ordres de Robert Nouzaret face à l’Arabie Saoudite.

LLF : Tu as suivis la CAN,  qu’à tu pensé de la prestation des léopards?

W.K : Je souhaite félicité les joueurs ainsi que le staff, ils ont rendu fier tous les congolais. Plus personne ne cache qu’il est congolais. Youssuf Mulumbu à rempli son rôle de grand frère, et il faut vraiment félicité le coach Ibenge. Tous le monde connaît l’équipe de la RDC maintenant.

LLF : A titre personnel, quels sont tes objectifs avec les Léopards ?

W.K : Il y a de la concourence c’est bien, ça veux dire qu’il y a plein de bons joueurs. Donc je me dois de progresser, continuer de travailler pour donner le maximum.

Ensuite l’équipe doit progresser, on doit dépassé le Ghana ou la Côte d’ivoire et aller à la coupe du monde. Suivre l’élan de notre bonne CAN. J’espère que le stage ce passera bien. On doit battre l’Irak. On avancera étape par étape et créer une véritable dynamique.

LLF : Dans les convoqué pour le stage il y a beaucoup de nouveaux joueurs dont des binationaux, qu’en penses tu ?

W.K : Les résultats de la CAN on eu un excellent impact. Certains avait des doutes,  ils ont vu que le pays progresse. La République Démocratique du Congo à beaucoup de talents, dans chaque grand championnat il y a un congolais qui est très bon. Ce n’était qu’une question de temps.

LLF : As tu un message pour le peuple congolais ?

W.K : Déjà merci au coach Ibenge de m’avoir appelé pour le stage c’est un plaisir de porté le maillot de la RDC et de défendre mon pays. Je demande de la patience au peuple congolais,  il faut être ensemble car on se bat pour la même cause c’est à dire la progression et le succès.  Soyons unis, si quelqu’un refuse il faut respecter ce choix.

LLF : Merci beaucoup Wilson, bon courage et bonne continuation pour la fin de la saison avec ton club. Et bon stage à Dubaï avec les Léopards.

W.K : Merci beaucoup à vous.