Interview

Lema Mabidi : Le football, n’est pas qu’un métier c’est une carrière !

Le Congolais Lema Mabidi a pris un instant pour parler de sa carrière. Il s’est livré sur son passage au Raja, Vita et sur la sélection congolaise

Le commencement

Lema Mabidi a commencé le foot à Shark. Après avoir évolué là-bas durant quatre saisons, le natif de Kinshasa évolue et s’engage pour le club emblématique de Kinshasa, l’As Vita club. À l’âge de 20 ans, il continue sa progression et parvient à être sélectionné pour l’équipe nationale. Cette année là, Vita est allé en finale de la Ligue des Champions de la CAF face au club algérien, l’ES Sétif.

«Il y avait eu un peu de distraction lors de cette finale, on nous a mis une grosse pression avant la finale avec plusieurs visites. Il fallait peut-être laisser les joueurs tranquille avant ce match. »

Après avoir inscrit un doublé au match aller et un très joli but au match retour, Chikito attire des grands clubs. «Mon meilleur souvenir, c’est la finale face à Setif .» Le joueur congolais se souviendra toujours de cette finale.

Les difficultés d’une carrière !

«À Sfarx, au début ça allait il y avait plein de promesses. Mais au fur et à mesure, ces promesses ne se sont pas réalisées. Ils n’ont pas respecté le contrat. Avec mon avocat, on a fait des relances mais jamais de retour. C’était un manque de respect, on a dû saisir la FIFA.»

Lema a passé un moment difficile en Tunisie. Mais Chikito n’a pas baissé les bras et s’est relevé. Après avoir fait 11 matchs avec le club tunisien en 2015, il se fait transférer au Raja Casablanca.

«J’ai eu une offre de Mouscron à deux jours de la fin du mercato. Mais pour des soucis administratifs, ça n’a pas pu se faire. Du coup j’ai signé au Raja.»

Un nouveau départ pour Lema !

Lema Mabidi s’installe au Maroc et inscrit ses premiers buts rapidement. Il devient très vite un cadre de l’équipe du Raja. «Je me suis beaucoup sacrifié pour le Raja.» Chikito est devenu le chouchou du public.

«Le Raja, avec leurs supporters c’est magnifique. Ils supportent du début à la fin. Ils savent comment pousser leur équipe à la victoire et mettent la pression aux adversaires.» Après des débuts en fanfare, Mabidi est nominé parmi les 3 meilleurs joueurs étrangers du championnat marocain de la saison 2016-2017. Avec le Raja, il retient que des bienfaits. Il remporte la coupe du Maroc en 2017 et la Coupe de la Confédération 2018 face à son ancien club l’As Vita. Après avoir 4 années de bonheur, le contrat se termine pour le Congolais. La fin de l’aventure marocaine fut compliquée avec des problèmes de règlement de salaire récurents. La FIFA a été saisie et a ordonnée au club marocain du Raja Casablanca de payer 280 000 $ à notre international.

Sans club pendant quelques mois, il rejoint le Sabail en Azerbaïdjan. «Je suis là pour rebondir, mais si je reste là je vise les deux grands clubs du pays. Sinon j’irais voir ailleurs.»

La sélection congolaise

À 18 ans, il commence sa carrière internationale en 2011. Il a disputé son premier match au stade des Martyrs face au Cameroun pour les qualifications à la CAN. “ En 2013, pour moi c’était sûr que j’aillais être dans la liste pour la CAN” dit-il. Il a participé au Jeux de la francophonie et au tournoi de Toulon.

“ En 2015 mon rêve s’est réalisé ! Pouvoir participer à cette grande fête ! ” Dans cette compétition les léopards terminent 3ème. Les congolais étaient un groupe uni et soudé. “ Vraiment en 2015 c’était une famille ! Les joueurs locaux et professionnels étaient ensemble ”. Depuis ce jour, il a eu beaucoup de période d’absence avec la sélection. “ L’équipe nationale pour le moment n’est pas une priorité. Si on m’appelle, je viendrai avec plaisir, comme je l’ai toujours fait. Mais la priorité pour moi, c’est du temps de jeu en club. ” Nous pourrons revoir Chikito sous le maillot des Léopards.

Les différences de championnat !

“ Au niveau du championnat, il y a trop de désordre, ainsi qu’au niveau de la fédération. Trop de matchs reportés, le championnat n’est pas sponsorisé. ” Lema Mabidi s’exprime sur les différences, Au Maroc, il y a une grande différence, niveau organisation et infrastructures (stades…). Il n’y a pas photo. C’est structuré, il y a des centres d’entraînements. C’est vraiment professionnel.” Chikito aimerait que le championnat s’améliore sur ces points.

Son adaptation en Azerbaïdjan

«Essien m’a beaucoup aidé pour l’intégration. Car je ne parle pas encore couramment anglais. C’est mon traducteur au sein du club.»

Le Léopard est donc à la relance afin de poursuivre sa carrière européenne !

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