Interview Portrait Sélection

Jérémy Bokila : le 4-3 à Abidjan reste mon meilleur souvenir

Il n’est plus à présenter : Jérémy Bokila « l’homme des situations difficiles« , s’est lui aussi confié sur sa carrière, sur le Congo et nous a raconté pas mal d’anecdotes intéressantes.

Sa carrière internationale

International congolais depuis 2012, il a été approché par Claude Leroy pour débuter sa carrière internationale. « J’ai joué mon premier match avec le Congo en 2012 contre le Burkina Faso, avec Hervé Kagé. C’était un match amical. » Il a ensuite été rappelé avec Florent Ibenge avec lequel il a disputé ses premiers matchs officiels. « Il y avait une ambiance incroyable. La symbiose entre les locaux et les pros était merveilleuse.« 

Quand il parle du Congo, il est émerveillé. Il a toujours apprécié le public et l’ambiance. « Mon plus beau souvenir du stade des Martyrs, c’est l’ambiance mise par les supporters, déjà présents 2h avant le match. »

« Le stade des martyrs n’est pas un stade , c’est un chaudron »

Jérémy Bokila

Les regrets de 2017

C’est un Jordan Bokila rempli de regrets qui s’exprime sur ses derniers souvenirs en sélection, à la CAN 2017. Après avoir très bien commencé la compétition avec 7 points sur 9 possibles, tous les espoirs étaient permis. Mais les erreurs de concentration se répètent et empêchent nos Léopards de faire mieux qu’en 2015. Avec une élimination en quart, précoce d’après Bokila, l’équipe présente aurait pu faire mieux et aller plus loin dans la compétition. Mais Jérémy ne préfère garder que le positif.

« Le manque de concentration nous a tué contre le Ghana en 2017« 

Jéremy Bokila

Le parcours lors de la CAN 2015

Heureux et fier de partager ces moments tant nostalgiques qu’historiques, Jérémy est revenu sur chacune des rencontres de cette compétition. La frustration zambienne et cap-verdienne, son but salvateur face à la Tunisie sur une déviation de Mbokani. Et bien-sûr, ce match fort en émotion face à Brazzaville.

Il avoue que Junior Kabananga lui a dit à la mi-temps que si la RDC perdait, la maison de Bokila serait brûlée. Il est revenu sur le discours du coach à la pause mais surtout sur son but égalisateur. Une célébration remplie d’émotion après avoir raté plusieurs occasions. Kebano, dans un commentaire durant le live, dira même que Bokila a lâché quelques larmes, chose que le concerné n’a ni démenti, ni confirmé.

Puis, il conclut sur ce match face à la Côte d’Ivoire, perdu sur des détails regrettables et la volonté des joueurs d’aller chercher cette médaille, même aux tirs au but avec « 5/5 des tirs au but réussis ». Ces souvenirs auront été accompagnés de nombreux commentaires d’autres médaillés de bronze tels que Mabwati, Kudimbana ou encore Kebano.

Les héros d’Abidjan

Comment réaliser cette interview sans aborder le grand match à Abidjan ? Pour Jérémy il s’agit de son plus beau match avec les Léopards. « Tout le monde nous voyait perdant face à la grande Côte d’Ivoire de Yaya Touré et Salomon Kalou« . Et pourtant, suite à un scénario complètement fou, narré par lui-même, Bokila va revenir sur chaque fait de match, avec les commentaires de Bolasie présent dans le live pour cette partie. Il expliquera aussi un des plus beaux buts de sa carrière, son 2e dans ce match en toute fin de rencontre sur un caviar de Yannick Bolasie, qui offre la victoire mais surtout la qualification pour cette fameuse CAN 2015.

Sa carrière en club

Les spectateurs du live auront été gâtés avec les histoires divertissantes de Jérémy sur ces différents clubs. En passant par son ancien club turc où il n’a « pas reçu de salaire pendant 4 mois« , son coach serbe en Chine qui voulait le voir courir 11km par match comme Robert Lewandowski ou encore son départ en Roumanie sur un coup de tête sans prévenir personne… Il expliquera également les transferts annulés à St-Etienne puis Crystal Palace; échecs qui le pousseront vers sur une signature en Russie.

Une carrière bien remplie, à 31 ans, avec 7 pays différents visités au cours de ces années. Pour celui qui dit pouvoir « continuer jusqu’à 37 ans s’il reste en Turquie » en rigolant, devenir entraîneur des jeunes après avoir raccroché les crampons pour « les faire courir tout comme lui a souffert » reste un objectif pas si utopique que ça.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :